Cosne-sur-Loire : de nouvelles difficultés pour l’entreprise Altifort SMFI

Le groupe Vallourec fabrique notamment des tubes sans soudure / © Sami Belloumi/MAXPPP
Le groupe Vallourec fabrique notamment des tubes sans soudure / © Sami Belloumi/MAXPPP

L’inquiétude grandit chez les salariés de l’entreprise Altifort SMFI (ex Vallourec) implantée à Cosne-Cours-sur-Loire, dans la Nièvre. Le carnet de commandes est vide, ce qui fait craindre une cessation de paiements.
 

Par B.L. avec Rémy Chidaine

Aucune commande n’est prévue à partir du 1er juillet


En  2018, le groupe Vallourec, fabricant de tubes sans soudure, a cédé son site de Cosne-sur-Loire au groupe Altifort. L’usine de la Nièvre, qui emploie environ 115 salariés, est spécialisée dans les produits de forage pétrolier. C’est la 2e plus grosse entreprise industrielle de Cosne-Cours-sur-Loire.

Depuis la reprise par le groupe industriel Altifort, les salariés ont déjà été confrontés au chômage partiel. Mais, la situation va en s’aggravant. Les ouvriers n’ont plus de travail du tout, témoigne Jérôme Marlot, délégué syndical Force ouvrière.
Depuis le début de l’année 2019, certains salariés comptent déjà plus de 600 heures de chômage partiel, alors que le maximum légal est de 1 000 heures sur l’année complète.

Aucune commande n’est prévue à partir du 1er juillet, ce qui n’était encore jamais arrivé. Les craintes sont donc vives d’une cessation de paiements. L’inquiétude porte aussi sur le versement des prochains salaires.

 

Va-t-on vers une fermeture du site de Cosne-sur-Loire ?


"On est sûr à 100% qu’on va vers une fermeture du site d’ici quelques mois", assure le représentant syndical. Pour lui, comme pour beaucoup d’autres, "les salariés ont été trompés par Vallourec et Altifort au moment de la reprise".

Hicham Boujlilat, conseiller municipal à Cosne et conseiller régional PS, tire lui aussi la sonnette d’alarme. L’élu demande l’organisation d’une table ronde dans les plus brefs délais avec la direction, les représentants du personnel et la préfecture. Objectif : trouver les meilleures solutions pour les salariés et définir un plan de sortie le plus digne possible. Une demande qui avait été refusée par la préfète au mois d’avril, lors de l’annonce des premières difficultés de l’entreprise, rappelle Hicham Boujlilat.


Pour leur part, les salariés ont commencé à se concerter avec leur avocat pour voir quelle stratégie adopter. Ils prévoient notamment des actions en justice et des manifestations.


 

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