Beaune : la vente des vins des Hospices finalement reportée après une décision de la préfecture

Nouveau rebondissement. La préfecture de Côte-d'Or a annoncé à 19h ce samedi 14 novembre le report de la vente des vins des Hospices de Beaune, prévue dimanche, à une date ultérieure.
© France 3 Bourgogne
Nouveau coup de théâtre. La préfecture de Côte-d'Or a décidé de ne plus autoriser la tenue de l'événement, une annonce faite peu après 19h ce samedi 14 novembre.

La vente des vins des Hospices de Beaune 2020 n'aura donc pas lieu dimanche 15 novembre en début d'après-midi. Elle est reportée à une date ultérieure qui n'est pas encore connue.

"Les discussions qui se sont tenues n'ont pas permis d'aboutir à une solution de nature à pouvoir vérifier la sécurité sanitaire dans des délais aussi brefs", a déclaré à l'AFP la sous-préfète de Beaune, Myriel Porteous. "Dans ces conditions, en accord avec le maire de Beaune, le préfet de la Côte-d'Or juge préférable le report de cet événement afin d'en préserver la sérénité, de recueillir l'adhésion de tous les acteurs et d'en garantir la bonne sécurité", a-t-elle ajouté.

"Les services de l'État continueront naturellement à travailler avec les organisateurs pour dégager dans des délais aussi rapprochés que possible et en tenant compte des impératifs sanitaires le déroulement de cet événement important qui contribue à l'équilibre financier des Hospices de Beaune et qui participe à la réputation des vins de Bourgogne sur notre territoire et au-delà", a assuré la sous-préfète.

La préfecture de Côte d'Or avait autorisé début novembre la tenue de la vente des Hospices mais les "nouvelles modifications" apportées par les Hospices après une suspension décrétée, vendredi soir, par le Conseil des ventes volontaires (CVV), organisme régulateur, "ne permettent pas d'assurer la sécurité sanitaire".

Le maire LR de Beaune, Alain Suguenot, a précisé que la décision de reporter la vente avait été prise "d'un commun accord" avec la préfecture, évoquant la possibilité de l'organiser "très prochainement, le plus vite possible", voire même "juste avant les fêtes".

Dans un communiqué, les Hospices ont également souhaité que la vente soit organisée "dans les meilleurs délais". "Notre Histoire est jalonnée d'épreuves bien plus difficiles et nous les avons toujours surmontées", soulignent les Hospices.
   

24h d'imbroglio

Depuis 24 heures, une certaine confusion régnait. Vendredi, le Conseil des ventes volontaires (CVV), qui régule le secteur des ventes aux enchères, avait demandé la suspension de l'événement. Selon lui, la vente violait "les dispositions du décret du 29 octobre prescrivant les mesures générales nécessaires pour faire face à l'épidémie de Covid-19" et ne respectait "pas les principes d'équité et d'impartialité des ventes aux enchères publiques qu'il a pour charge de sauvegarder".

Dans la journée de samedi, des discussions entre les Hospices civils de Beaune et l'opérateur Christie's avaient permis de trouver un compromis. "En concertation avec Christie's, une solution a été trouvée pour organiser cette vente dans des conditions conformes à l'autorisation de l'État et selon un protocole sanitaire strict", écrivaient les Hospices civils de Beaune dans un communiqué.

Ils proposaient de diviser la salle des ventes en deux, isolant les acheteurs des commaissaires priseurs. Cette solution avait été acceptée samedi soir par le CVV, qui avait retiré sa suspension, mais la préfecture a jugé que ces nouvelles modifications ne garantissaient plus la sécurité sanitaire.

Six cent trente pièces de vins, toutes de 228 litres, deavaient être proposées, lors de cette 160e vente orchestrée par Christie's, qui devait être parrainée à distance par le chanteur Marc Lavoine. 
 
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