Côte d'Or : suite à la fermeture des casinos, un fabriquant de jetons supprime 80 emplois

C'est l'un des princiapux producteurs mondiaux de jetons et cartes de jeux pour les casinos. L'entreprise Angel France basée à Savigny-lès-Beaune (Côte d'Or) devrait annoncer lundi 14 décembre la suppression de plus de 80 % de ses effectifs.

© Christoph Schmidt / Maxppp

"Tout le monde est sous le choc. On ne s'attendait pas à un tel chiffre" explique Emmanuel Blaque, représentant de la CFDT dans l'entreprise. Sur les 105 postes actuellement existants, 80 devraient être supprimés. "Clairement, on s'attendait à des suppression. On imaginait 30 ou 40 personnes, mais pas autant de monde". 

L'annonce devrait être confirmée lundi 14 décembre aux représentants du personnels reçus en comité d'entreprise dans l'après-midi. "Ce plan social économique est en négociation avec les élus du Comité Social Economique qui s’opposent à ce plan décidé par le centre névralgique et décisionnaire de l’activité ANGEL France au Japon" expliquent les représentants du personnel dans un communiqué. 

Anciennement "GPI France", l'entreprise a été rachetée en 2019 par le groupe japonais Angel. Depuis le début de l'année, elle subit de plein fouet la fermeture des casinos, notamment dans la province chinoise de Macao, capitale asiatique du jeu et, de loin, premier débouché de l'entreprise bourguignonne. L'activité des casinos y a chuté de 80 %. 

 

Une délocalisation cachée ? 

Si les salariés ont bénéficié du chômage partiel au printemps, l'activité n'a jamais vraiment repris après le premier confinement. 

Mais selon la CFDT, la crise sanitaire suite au coronavirus pourrait cacher un projet de délocalisation. "En argumentant par le motif de sauvegarde de la compétitivité de l’entreprise, ce plan s’inscrit dans le cadre de la délocalisation programmée d’une activité vers le Japon. Le prétexte de la fermeture des casinos cache une autre stratégie du groupe laissant des salariés sur le carreau dans une période de crise sanitaire et économique." Selon le syndicat, c'est à terme, la disparition de l'entreprise qui est à craindre. 

 

 

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