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Face aux violences urbaines, les maires de Dijon et Chenôve interpellent Christophe Castaner

Depuis le début du mois de juin 2019, Chenôve est le théâtre de violences urbaines commises par des mineurs. / © Sébastien Kerroux
Depuis le début du mois de juin 2019, Chenôve est le théâtre de violences urbaines commises par des mineurs. / © Sébastien Kerroux

Après plusieurs nuits de violences urbaines à Dijon et Chenôve, les maires socialistes des deux communes interpellent le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner pour obtenir plus de moyens de police.

Par M. F.

"Depuis fin mai, presque chaque nuit, des poubelles et des voitures brûlent dans les quartiers de nos communes. Chaque jour, des équipements publics sont dégradés, des véhicules brûlés, des aménagements urbains fracassés, les transports publics pris pour cible et des équipages de police ou de pompiers caillassés par des individus qui se comportent – disons-le – comme des criminels." Les maires de Dijon et Chenôve en ont assez des violences urbaines. Dans un communiqué commun diffusé ce lundi 15 juillet 2019, François Rebsamen et Thierry Falconnet interpellent directement le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner. 

"Notre colère est grande devant l'incurie du gouvernement à résoudre les questions d'ordre public […] La sécurité des personnes et des biens est une compétence régalienne de l'État. Comme nous, plusieurs maires de grandes villes ont lancé les mêmes alertes au ministre de l'Intérieur depuis plus d'un mois. Ce renforcement des moyens de police doit intervenir sans délai", indiquent les deux élus socialistes.
 


"Au plan local, nous faisons tout ce qui est en notre pouvoir, mais il faut arrêter de tourner autour du pot. La sécurité n'est pas notre compétence. Seule la présence accrue de la police nationale permettra de restaurer l'ordre républicain profondément mis à mal par une minorité qui exaspère la population et menace la cohésion sociale", ajoutent-ils. "Nous voulons des actes, et les actes, c'est davantage de forces de police nationale. C'est pourquoi nous invitons solennellement le ministre de l'Intérieur à venir se rendre compte de la situation et mettre en place les solutions adéquates."
 

 

Couvre-feu pour les mineurs prolongé à Chenôve

Dans le même temps, la mairie de Chenôve a décidé de reconduire le couvre-feu visant les mineurs dans une partie de la commune instauré fin juin. Entre 22 heures et 6 heures du matin, les jeunes de moins de 18 ans ne peuvent pas se trouver sur la voie publique sans être accompagné d'un parent ou d'un représentant légal dans le quartier où se sont concentrées les violences. Mais malgré la mise en œuvre de cet arrêté, les violences urbaines n'ont pas cessé. L'arrêté pris le 29 juin devait s'achever le 14 juillet. Il est prolongé jusqu'au 18 août inclus.

"Les mesures prises n'ont pas produit tous leurs effets, explique ce lundi à France 3 Bourgogne, le maire de Chenôve Thierry Falconnet. Dans la nuit du 13 au 14 juillet, Chenôve a été à nouveau le théâtre de violences urbaines. Plusieurs dizaines d'enfants, de jeunes gens, ont pris à partie des sapeurs-pompiers, des policiers violemment. Les forces de l'ordre ont été obligées de répondre par la violence, par des grenades lacrymogènes, par des LBD (ndlr : lanceurs de balle de défense). On est dans une situation dramatique."

"Cet arrêté de couvre-feu n'a pas été une décision facile à prendre. Sa prolongation non plus, assure l'élu. Si le calme et le dialogue avaient été rétablis, j'aurai levé cet arrêté de couvre-feu."

"Je ne sais pas si c'est pleinement efficace. En tout cas à situation exceptionnelle, moyens exceptionnels",
conclut-il.
 
Encadrée de rouge, la zone où s'applique le couvre-feu visant les mineurs à Chenôve. / © Mairie de Chenôve
Encadrée de rouge, la zone où s'applique le couvre-feu visant les mineurs à Chenôve. / © Mairie de Chenôve

 

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