Bitcoin : Mark Karpelès, originaire de Chenôve, rejette les accusations dans l’affaire MtGox

Mark Karpelès lors d'une conférence de presse au Japon le 11 juillet 2017 / © Quentin TYBERGHIEN / AFP
Mark Karpelès lors d'une conférence de presse au Japon le 11 juillet 2017 / © Quentin TYBERGHIEN / AFP

Mark Karpelès est né et a grandi à Chenôve, dans l’agglomération de Dijon. Il est jugé au Japon pour la faillite de la plateforme MtGox d'échange de bitcoin. 10 ans de prison ont été requis contre le Bourguignon qui a plaidé non-coupable.
 

Par avec AFP

Le procès de Mark Karpelès, ex-patron de la plateforme MtGox, se poursuit au Japon.
 

"Je jure devant Dieu que je ne suis pas coupable"


MtGox était l'une des plateformes d'échange "historiques" du bitcoin, une monnaie créée sur ordinateur en 2009.

La justice accuse Mark Karpelès d'avoir jonglé avec les systèmes informatiques de MtGox et de multiples comptes bancaires pour s'approprier 340 millions de yens (soit 2,6 millions d'euros au cours actuel).
"La façon dont M. Karpelès a procédé est extrêmement vicieuse et il a totalement anéanti la confiance dans la Bourse d'échange", a déclaré le procureur devant la cour début décembre.

"Je jure devant Dieu que je ne suis pas coupable", a répondu le Bourguignon, âgé de 33 ans.

Ces accusations sont distinctes de la perte inexpliquée de 850 000 bitcoins par MtGox.

 
MtGox, une plateforme d'échanges de bitcoins (une monnaie virtuelle), était installée à Tokyo.
MtGox, une plateforme d'échanges de bitcoins (une monnaie virtuelle), était installée à Tokyo.

 

Le jugement sera prononcé en 2019
 

MtGox avait stoppé ses transactions en février 2014, après avoir été victime d'une attaque informatique massive, selon Mark Karpelès. La plateforme avait ensuite déposé le bilan en reconnaissant avoir perdu 850 000 bitcoins pour une valeur de 48 milliards de yens.

Par la suite, Mark Karpelès avait déclaré avoir retrouvé environ 200 000 bitcoins dans un lieu de stockage informatique qui n'était pas connecté aux autres ordinateurs.

Mark Karpelès avait été arrêté par la police japonaise le 1er août 2015 sous l’œil des caméras.
Il a été placé en garde à vue pendant plusieurs périodes successives d'une vingtaine de jours, avant d’être mis en détention provisoire, puis libéré sous caution (10 millions de yens, 88 000 euros à l'époque) un peu moins d'un an plus tard.

Il a interdiction de quitter le territoire japonais. Le jugement doit être prononcé le 15 mars 2019.


 

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