Coronavirus : une cellule de veille mise en place à l'Université de Bourgogne

L'université de Bourgogne compte une centaine d'étudiants chinois. / © Christophe Gaillard / France 3 Bourgogne
L'université de Bourgogne compte une centaine d'étudiants chinois. / © Christophe Gaillard / France 3 Bourgogne

Depuis la présence de cas de coronavirus en France, certains Asiatiques ou personnes d'origine asiatique disent avoir subi des discriminations, racontées sur les réseaux sociaux avec le hashtag #JeNeSuisPasUnVirus. Ce n'est pas le cas des étudiants rencontrés sur le campus de Dijon.

Par M. F. avec Sylvain Bouillot

Sur les 34 000 étudiants que compte l'université de Bourgogne, il y a 120 étudiants chinois. Parmi eux, Tzuyoo Hsu, qui prépare un diplôme universitaire en français langue étrangère. Il est arrivé en France il y a trois semaines.

S'il a constaté des regards insistants durant son voyage, il n'a pas resenti de psychose envers les Chinois sur le campus de Dijon. "Je pense que peut-être certains étudiants essaient de nous éviter. Pour nous c'est ok, on comprend. Les étudiants chinois ont également peur de la terreur venant de Chine car le virus se propage vite", explique le jeune homme.
 

Pour les étudiants venant d'autres pays d'Asie, le constat semble être le même. Si elles avaient certaines craintes, Yun Chong Chen, de nationalité taïwanaise, et son ami Sohee Park, coréenne, n'ont pas senti de changements d'attitude à l'université.

"Les gens me regardent comme d'habitude. Il n'y a pas de différence en fait. Je pensais que les gens allaient se dire 'elle est chinoise donc on doit faire attention', mais en fait je n'ai pas de sentiment comme ça", estime Yun Chong.
 

Une cellule de veille mise en place

Depuis vendredi, une cellule de veille dédiée au coronavirus a été mise en place à l'université de Bourgogne. Elle va suivre l'évolution de la situation et informer les étudiants en conséquence. Une façon peut-être de prévenir les comportements irrationnels.

"Il n'y a pas du tout de stigmatisation des étudiants, quels que soient leurs origines ou leurs nationalités. Pour l'instant ça se passe très bien. C'est la troisième infection, parce qu'on a eu deux fois la méningite. Donc on a malheureusement une habitude à gérer ce type de crise. Et pour l'instant ça se passe très bien", détaille Alain Helleu, le directeur général des services de l'université.

Sur le campus, il n'y a donc pas de discrimination donc à signaler. Une preuve de plus qu'information et éducation sont les meilleurs remparts aux préjugés et à l'ignorance.
 

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