Côte-d'Or : conflit entre le département et Dijon Métropole sur le transfert de compétences

François Sauvadet, le 25 mars 2019. / © Conseil départemental de la Côte-d'Or.
François Sauvadet, le 25 mars 2019. / © Conseil départemental de la Côte-d'Or.

Lundi, la séance du Conseil départemental a tourné à l'affrontement entre les partisans de François Rebsamen et ceux de François Sauvadet à propos du transfert de compétences du département vers la métropole dijonnaise.

Par M. F. avec Sylvain Bouillot

L'ambiance était tendue lundi 25 mars au Conseil départemental de Côte-d'Or entre la majorité d'union de la droite et l'opposition de gauche. Au cœur du débat, le transfert à la métropole, sur son territoire, de compétences jusqu'alors gérées par le département : voirie, tourisme mais surtout l'accompagnement social. Une possibilité autorisée par la loi NOTRe (Nouvelle organisation territoriale de la République) promulguée en 2015.

La guerre des chefs entre François Rebsamen et François Sauvadet semble déclarée. "Le maire de Dijon est le seul en France qui ne veut pas d'accord avec le département. Comme il est le seul en France a avoir revendiqué toutes les compétences prévues par la loi", accuse le président UDI François Sauvadet à la tribune du Conseil départemental.
 
Côte-d'Or : conflit entre le département et Dijon Métropole sur le transfert de compétences
Lundi, la séance du Conseil départemental a tourné à l'affrontement entre les partisans de François Rebsamen et ceux de François Sauvadet à propos du transfert de compétences du département vers la métropole dijonnaise. - France 3 Bourgogne - Sylvain Bouillot, Jean-Renaud Gacon, Guy Marlier
 

Le temps presse

Le maire PS de Dijon, interrogé par France Bleu Bourgogne sur le sujet, met en avant l'argument de la simplification des démarches pour les habitants : "Sur le territoire de la métropole, les gens viennent voir qui à votre avis pour l'action sociale ? Le président du département ou le maire de la ville ? Ils viennent voir le maire, ils vont au CCAS [Centre communal d'action sociale]

Aujourd'hui, il y a deux accueils : un du département et un du CCAS. J'ai proposé à François Sauvadet qu'il n'y en ait plus qu'un seul, ce serait mieux pour les habitants. Il ne veut pas."


Le protocole d'accord est dans l'impasse depuis près de deux ans. Mais après un premier report le temps presse : les deux collectivités doivent se mettre d'accord avant le 31 mars. Au-delà de cette date, le préfet tranchera ou laissera un nouveau sursis.
 

Sur le même sujet

L'école de Bellefontaine en grève et en deuil

Les + Lus