Côte-d'Or : auréolée de sa médaille d'argent aux Jeux Paralympiques, Léa Ferney rentre au bercail

Mercredi 8 septembre, Belleneuve en Côte-d'Or a célébré sa championne. Cette commune, berceau de la famille de Léa Ferney, a organisé une cérémonie pour saluer le parcours paralympique de la jeune pongiste.
Léa Ferney, vice-championne paralympique de tennis de table, pose avec sa médaille aux côtés d'habitants de Belleneuve.
Léa Ferney, vice-championne paralympique de tennis de table, pose avec sa médaille aux côtés d'habitants de Belleneuve.

Un engouement autour de la jeune championne

"Je suis contente. Ils me soutiennent. Je suis heureuse". Après la célébration de l'équipe de France paralympique dimanche au Trocadéro à Paris, Léa Ferney a pu mesurer hier le soutien des habitants de Belleneuve. Une cérémonie était organisée en son honneur.

Pendant la compétition, des banderoles avaient fleuri dans le village. Les messages d'encouragements et de félicitations ont afflué sur les réseaux sociaux.

Dans cette commune où résident ses grands-parents et où elle a passé toutes ses vacances, on a vibré pour cette jeune pongiste de 17 ans, porteuse d'une déficience chromosomique. Son épopée paralympique, qui s'est soldée fin août à Tokyo par une médaille d'argent, a été suivie avec enthousiasme et un brin de chauvinisme.

"C'est une enfant du pays même si elle vit à Dijon. Tout le monde connaît Léa, sa gentillesse et son large sourire", explique Marc Boeglin, maire (SE) de Belleneuve.

Un exploit sportif

 

Au club de tennis de table de Belleneuve, où la jeune femme s'est initiée à ce sport, on mesure le chemin parcouru. "Quand elle est venue, elle ramassait plutôt les balles car elle n'avait que 5 ans. Aux Jeux, c'est elle qui a fait ramasser les balles à ces adversaires. Tant elle les faisait courir", s'amuse Jean-Noël Raillard, le président du Club Pongiste Belleneuvois.

Le jeu tout en décontraction de Léa, malgré l'enjeu, a impressionné ces passionnés de ce sport. Qualifiée tardivement pour les Jeux de Tokyo et numéro 16 mondiale, la jeune athlète s'est surpassée pour tenir la dragée haute aux meilleures de sa discipline.

Léa Ferney ne peut dès lors rêver que de faire mieux à Paris en  2024, en décrochant l'or paralympique.  Pour cela, elle s'entraîne 15 à 20 heures par semaine au club Dijon Tennis de Table tout en poursuivant ses études en hôtellerie. Dans cette entreprise, elle sait qu'elle pourra compter sur le soutien de ses proches et des habitants de Belleneuve.

Le reportage de M. Barate et R. Liboz avec :

Léa Ferney célébrée par Belleneuve

 

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