Jeux paralympiques : les athlètes de la délégation française venus de Bourgogne

5 des 135 athlètes de la délégation françaises pour les Jeux paralympiques 2020 de Tokyo viennent de Bourgogne. Alors que la compétition commence ce mardi 24 août, partons à la découverte de ces chances de médaille tricolores.

Ce mardi 24 août débutent les Jeux paralympiques de Tokyo. Parmi les 135 athlètes qui composent la délégation française, 5 viennent de Bourgogne. Petit tour d’horizon des sportifs locaux qui porteront les couleurs tricolores durant ces olympiades.

Sandrine Martinet : la porte-drapeau venue de Mâcon qui vise la médaille d’or en para-judo

À 38 ans, la para-judokate Sandrine Martinet sera la porte-drapeau de la délégation française pour ces Jeux paralympiques, accompagnée du joueur de tennis Stéphane Houdet. "Le porte-drapeau doit amener tout le monde vers la performance et accompagner l’ensemble des athlètes. Qu’ils sentent que toute l’équipe de France et toute la nation sont derrière eux et les accompagnent pour aller chercher la plus belle des performances possibles".

La kiné qui vit à Mâcon (Saône-et-Loire) pourrait vivre sa dernière compétition avant de se retirer des tatamis. Elle est l’une des grandes chances de médaille d’or tricolore dans sa catégorie des moins de 48 kg, après être montée sur la plus haute marche du podium à Rio en 2016. Au total, la mère de deux enfants compte déjà trois médailles olympiques, une en or et deux en argent. Elle a également empoché trois titres de championne du monde et douze titres de championne de France.

Léa Ferney : la pongiste dijonnaise de 17 ans participe à ses premiers jeux

Léa Ferney, licenciée au Dijon Tennis de Table (Côte-d'Or), est l’une des benjamines de l’équipe de France. Mais la pongiste de 17 ans arrive avec de belles ambitions de médaille, auréolée d’un palmarès international déjà bien fourni. La jeune femme a notamment terminé troisième du championnat d’Europe simple dames en 2019. 

C’est à 11 ans que Léa Ferney a découvert le tennis de table alors que son frère pratiquait ce sport. Chaque semaine, elle s’entraîne 15 à 20 heures. La gauchère entrera en lice dès ce mercredi 25 août à 16h00 et fait partie des 8 athlètes féminines au départ de la compétition.

Cédric Fèvre, le tireur originaire du pays de Nolay veut retrouver l’or olympique

En 2012, Cédric Fèvre obtenait la médaille d’or avec sa carabine lors des Jeux paralympiques de Londres. Mais depuis, le tireur originaire du pays de Nolay (Côte-d'Or) qui est inscrit à la société de tir et d'éducation physique de Chalon-sur-Saône (Saône-et-Loire), a connu un passage à vide, avec notamment un échec lors des Jeux paralympiques de 2016 à Rio.

5 ans plus tard, il compte bien faire à nouveau un carton plein. "C’est toujours un réel plaisir. On se bat toute notre carrière pour atteindre ce niveau et cette compétition. C’est toujours le même plaisir, le même engouement et la même motivation pour viser la meilleure performance possible", explique l’athlète de 37 ans qui entamera ses olympiades le 1er septembre prochain.

Sébastien Verdin et Corentin Le Guen, les joueurs des Black Chairs de Nuits-Saint-Georges dans l’équipe de France de rugby

Les deux coéquipiers du club de handi-rugby de Nuits-Saint-Georges (Côte-d'Or) porteront le maillot bleu de l’équipe de France durant ces jeux paralympiques. Il s’agit des premières olympiades auxquelles participe Sébastien Verdin. "Ça fait très longtemps que j'attendais ça. Depuis tout petit je baigne dans le sport. J'ai toujours dit 'ma carrière sportive est ratée si je ne vais pas au moins une fois aux Jeux", explique le joueur de 30 ans. Corentin Le Guen était quant à lui déjà présent à Rio en 2016.

La France jouera son premier match ce jeudi 25 août contre le Japon. Les Bleus qui font office d’outsiders rêvent d’une médaille. "L’objectif, c’est vraiment de faire une médaille, de profiter à fond de cette compétition pour essayer de changer les regards. On espère être diffusé beaucoup plus largement qu’à Rio et que précédemment même à Londres. Si on peut revenir avec l’or ce serait vraiment une grande fierté", confie Corentin Le Guen.

Au total, la délégation française vise 35 médailles lors de ses Jeux paralympiques, après les 28 remportées en 2016 au Brésil.