Côte-d'Or : l’emploi des personnes handicapées, ça avance ?

Un travailleur handicapé travaille sur la chaîne d'emballage de produits chimiques, le 19 novembre 2009 dans l'atelier F43 de l'entreprise du Pont de Nemours à Wittelsheim / © SEBASTIEN BOZON / AFP
Un travailleur handicapé travaille sur la chaîne d'emballage de produits chimiques, le 19 novembre 2009 dans l'atelier F43 de l'entreprise du Pont de Nemours à Wittelsheim / © SEBASTIEN BOZON / AFP

Des efforts sont faits en termes d’intégration des personnes handicapées mais les personnes présentant une déficience mentale sont encore sous-représentées dans les entreprises dites "classiques" du secteur public ou privé.

Par Patricia Marty

RV sur Radio Dijon campus vendredi 18 mars

Lors de l’émission "Cap vers l’emploi", diffusée sur Radio Dijon campus vendredi 18 mars 2016, de 9h à 10h, plusieurs intervenants discuteront des difficultés et des solutions concernant l’intégration des personnes handicapées et déficientes mentales dans les entreprises. Les difficultés étant surtout liées aux préjugés, dus à une méconnaissance des différents handicaps et de leurs conséquences réelles sur le travail.

L’UNAPEI définit le "milieu ordinaire de travail" comme étant les employeurs publics et privés du marché du travail "classique". L’intérêt est, par le biais de ces entreprises, de favoriser la cohésion sociale et l’intégration dans la société de ces personnes handicapées. 

Personnes inadaptées ou entreprises inadaptées ?

Pour Cumy Sonko, qui représente la fondation Lebaux, le plus difficile pour les personnes en situation de handicap mental est d’intégrer une entreprise :

Il y a une méconnaissance du côté des entreprises sur les handicaps, mais aussi sur les structures et les outils qui existent pour faciliter l'intégration.

A travers les initiatives qui sont mises en places et soutenues par la fondation, "l’idée c’est que chacun fasse un pas vers l’autre pour apprendre à se connaître et mieux comprendre le monde de l’autre pour avancer ensemble."

Pourtant, il y a aussi de beaux parcours. Celui de Guillaume, adulte trisomique 21, est un bel exemple d’intégration. Sa mère, Bernadette Nimeskerne, raconte : "Guillaume a obtenu un emploi en CDI dans la restauration, domaine qui lui plaît. Le bilan est très positif, son travail l’a aussi aidé à devenir plus mature et plus responsable. Mais ça a été un vrai parcours du combattant, Il a été difficile de faire reconnaître que Guillaume ait des compétences et qu’il puisse être acteur de sa propre vie."

Baptiste, jeune adulte porteur de trisomie 21 est au micro de "Cap vers l'emploi" pour témoigner sur son parcours professionnel. Il est accompagné de Anne-Laure Camelot (Association Trisomie 21). / © PM
Baptiste, jeune adulte porteur de trisomie 21 est au micro de "Cap vers l'emploi" pour témoigner sur son parcours professionnel. Il est accompagné de Anne-Laure Camelot (Association Trisomie 21). / © PM


Des entreprises qui ne jouent pas le jeu

Baptiste, lui, est en recherche d’emploi. Il a effectué plusieurs stages dans la grande distribution en tant qu’employé de rayon. Ce qui lui a beaucoup plu car il dit s'être "senti comme les autres" et bien intégré auprès de ses collègues. Malgré les diplômes obtenus et ses qualifications, il peine aujourd’hui à trouver un emploi.

Même si la loi de 2005 pour l’égalité des droits et des chances oblige les entreprises à accueillir 6% de leurs effectifs en travailleurs présentant un handicap, ils représentaient seulement 4,39% dans le secteur public et de 3% dans le secteur privé en 2012. Même si ce chiffre progresse chaque année, les objectifs sont encore loin d’être atteints.

Écoutez l’émission spéciale Cap vers l’emploi vendredi 18 mars, de 9h à 10h, sur Radio Dijon campus (92.2FM) ou réécoutez en podcast. Vous pourrez interargir sur Twitter pendant l'émission avec le hashtag #fondationlebaux 

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