Ce mercredi 21 octobre, dans la soirée, le quartier des Grésilles a été le théâtre de nouvelles violences. Plusieurs véhicules ont été incendiés. Les forces de l'ordre ont été attaquées. Elles ont notamment été la cible de tirs de mortier.
Il était un peu plus de 22h, quand une trentaine de policiers est intervenue dans le quartier des Grésilles, à Dijon, ce mercredi 21 octobre. À ce moment-là, deux véhicules sont déjà en proie aux flammes, un troisième va très vite brûler par propagation.
Sur place, des dizaines d'individus s'en sont pris aux forces de l'ordre. Ces dernières ont été la cible de jets de cannettes, de bouteilles et d'un tir de mortier contre l'un de leurs véhicules. Selon l'AFP, aucun affrontement direct n'a eu lieu, le petit groupe de fauteurs de troubles prenant la fuite. Aucune interpellation n'a donc eu lieu.
Plus tard, les pompiers se sont également rendus sur les lieux.
Aucun blessé n'est à déplorer et le calme est vite revenu, explique la police.
Le syndicat Alliance Police Nationale 21, dénonce un " guet-apens "
" Peu après 22h mes collègues ont été invités à se rapprocher des Grésilles pour porter assistance aux pompiers suite à des feux de véhicules, expose Cédric Bovrisse, membre du syndicat. Un véhicule de police a fait l’objet d’un tir de mortier, les collègues ne sont pas blessés bien heureusement."
Quand ils sont arrivés, il y avait plusieurs véhicules en feu. On a constaté qu’une rue avait été bloquée au moyen d’un container poubelle qui avait été incendié. On était clairement dans un guet-apens afin de s’en prendre aux fonctionnaires de police. " poursuit-il.
Lors du traitement de l'information, ce jeudi 22 octobre, une de nos équipes de reportage a été prise pour cible dans ce même quartier. Elle a essuyé des jets de projectiles. Heureusement, nos collègues n'ont pas été blessés. Des plaintes ont été déposées.
Des tensions régulières
Ces événements interviennent cinq mois après les violences qui avaient déjà touché le quartier. Au mois de juin dernier, un groupe de personnes se proclamant de la communauté tchétchène avaient attaqué les Grésilles et ses habitants. Plusieurs interpellations avaient suivi.En visite peu après à Dijon, le Premier ministre Jean Castex, accompagné du ministre de l'Intérieur Gérald Darmanin, avait assuré qu'il ne "tolérerait jamais ce genre de comportements ultra-violents", disant vouloir délivrer "un message de grande fermeté".