À Dijon, les professionnels de santé organisent leur propre vaccination contre la Covid-19 dès ce 6 janvier

Autour de Dijon, les professionnels de santé prennent les choses en main pour se faire vacciner. Ces 6 et 8 décembre, ils débutent une campagne de vaccination à Saint-Apollinaire (Côte-d'Or) à destination des soignants "à risques" et ceux âgés de plus de 50 ans.

Mercredi 6 janvier, des professionnels de santé de Côte-d'Or débutent leur propre campagne de dépistage contre la Covid-19. Les soignants âgés de plus de 50 ans ou jugés "à risques" pourront se rendre, sur rendez-vous, à la maison des associations de Saint-Apollinaire, tout près de Dijon, de 10 à 14 heures, puis le vendredi 8 janvier de 10 à 18 heures.

"On a débuté l'organisation seulement hier," souffle le docteur Anne-Laure Bonis, médecin généraliste à Dijon et présidente de la communauté professionnelle territoriale de santé (CPTS) de Côte-d'Or. Elle a lancé ce 5 janvier un appel à ses confrères pour participer à la campagne.

Il y avait une demande de la part de la profession, notamment des libéraux qui ont été oubliés pendant la première vague (...) Nous sommes en première ligne face à l'épidémie : nous nous faisons vacciner pour notre sécurité, mais aussi pour montrer l'exemple.

Dr. Anne-Laure Bonis, présidente de la CPTS de Côte-d'Or

Ouvrir la vaccination aux professionnels libéraux

C'est grâce à cette CPTS, association loi 1901 qui regroupe différents corps de métiers de la santé d'agglomération dijonnaise, de la vallée de l'Ouche et de la plaine d'Auxonne, que ces soignants ont pu s'organiser pour se faire vacciner et vacciner leurs collègues. La CPTS de Côte-d'Or pourra compter sur le CHU de Dijon pour être approvisionné en doses de vaccins.

Le lancement de cette campagne côte-d'orienne fait suite à l'annonce du ministre de la Santé Olivier Véran "d'ouvrir sans délai la vaccination aux professionnels de santés libéraux" ce 2 janvier.

Sur les deux plages des 6 et 8 janvier, dix minutes seront consacrées à chaque soignant intéressé, dont l'injection sera assurée par un binôme infirmier-médecin. Aménagée notamment le midi pour empiéter le moins possible sur les emplois du temps de chacun, l'opération pourrait éventuellement se prolonger le samedi 9 janvier.