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Dijon : le SAMU-Centre 15 est en grève, les agents demandent plus d'effectifs

Le Samu de Côte-d'Or a répondu à 266 000 appels en 2017. / © Dalila Iberrakene / France 3 Bourgogne
Le Samu de Côte-d'Or a répondu à 266 000 appels en 2017. / © Dalila Iberrakene / France 3 Bourgogne

Les assistants de régulation médicale des Samu-Centre 15 sont appelés à faire grève mercredi 5 juin, pour dénoncer le manque d'effectifs. A Dijon, ils dénoncent aussi le manque de moyens, mais répondront aux appels.

Par C.R.

Trop d'appels, pas assez de personnel

→ La CGT du CHU Dijon-Bourgogne appelle les assistants de régulation médicale, qui répondent aux appels quand on compose le 15, à faire grève mercredi 5 juin 2019.

Les motifs sont nationaux, tout comme les revendications : selon le syndicat, le nombre d'appels ne cesse d'augmenter et certaines fusions de départements se font sans les effectifs nécessaires, d'où une dégradation de la qualité des réponses téléphoniques et des conditions de travail des agents.

Dans un communiqué conjoint, l'Union Nationale des Assistants de Régulation Médicale ( UNARM ) et la CGT demandent :

- que les contractuels et les personnels en poste accèdent tous à la catégorie B et soient titularisés
- le lancement d'une campagne de recrutements conséquente

→ A Dijon, la revendication porte sur les effectifs et les plannings liés à la fusion des centres d'appel 21 et 58, "dont les moyens ne sont toujours pas au niveau des prévisions depuis le mois d’octobre 2018."
Comme ils le font lors de chaque action, "les Assistants de Régulation Médicale (assignés) en poste ce jour-là, répondront à tous les appels." 

L'UNARM appelle à une journée nationale d'action dans tous les Samu-Centre 15 de France
 
© Maxppp
© Maxppp
 

Mêmes revendications aux urgences, où la grève se poursuit

Cette journée d'action dans les Samu-Centres 15 fait écho à la grève aux urgences, qui dure depuis plus de deux mois et ne faiblit pas, signe d'un profond malaise.
    
→ Entamée mi-mars dans un hôpital parisien, la grève des services d'urgences a essaimé dans des dizaines d'établissements partout en France : "on en est à 80 services", a déclaré à l'AFP Candice Lafarge, aide-soignante à Saint-Antoine.
Le mouvement, soutenu et encadré par les principaux syndicats hospitaliers (CGT, SUD, FO), s'est cristallisé autour des revendications traditionnelles sur l'augmentation des salaires et des effectifs.
    
Un nouveau palier a été franchi ces derniers jours : à Paris, l'équipe de nuit des urgences de l'hôpital Lariboisière s'est à son tour mise en arrêt maladie et ne s'est pas présentée dans la nuit du lundi 3 au mardi 4.
"C'est un tournant historique dans le conflit social. Les personnels en ont tellement marre que, d'un coup, ils renoncent", explique Patrick Pelloux, président emblématique de l'Association des médecins urgentistes de France (Amuf).

→ A Lons-le-Saunier (Jura), "des mesures de réquisition de personnels ont dû être prises par le préfet", indiquait la semaine dernière, l'Agence régionale de santé (ARS) de Bourgogne-Franche-Comté. Elle pointait dans un communiqué un "absentéisme soudain dans un contexte de mouvement social", avant d'en appeler à "la déontologie médicale et (au) sens des responsabilités".  
   
Une manifestation est prévue jeudi 6 juin 2019 à Paris, en plein congrès des urgentistes, où Agnès Buzyn n'a pas encore confirmé sa venue.
   

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