Dijon : un appartement pédagogique pour apprendre les bons réflexes aux réfugiés

En Côte-d'Or, les réfugiés qui viennent d'obtenir un logement bénéficient d'une formation pratique dans un appartement pédagogique. Un lieu où ils peuvent apprendre à devenir des locataires comme les autres.

Il n'est pas évident d'emménager dans son premier appartement. C'est encore moins aisé quand en plus de cela, on vient d'arriver en France. Pour accompagner au mieux les réfugiés dans leurs premiers pas de locataires, un appartement pédagogique a été mis en place à Dijon, dans le quartier de la Fontaine d'Ouche. Un lieu où ils n'habitent pas, mais où ils assistent à des ateliers pratiques. Géré par deux associations, Acodège et Habitat et Humanisme, le lieu est ouvert depuis 2019.

Ici, les étrangers primo-arrivants peuvent apprendre les bons gestes à adopter, par exemple pour économiser l'énergie ou bien entretenir leur logement. "Ce sont des personnes qui ne maîtrisent pas la langue française ou très peu. Donc c'est très compliqué pour elles de comprendre notre système administratif et d'être en capacité d'ouvrir un compteur d'électricité, de décoder une facture", précise Émilie Bonin, assistante sociale au service Accueil réfugiés de l'Acodège. 

Au-delà des sessions organisées au sein de l'appartement pédagogique, l'accompagnement se prolonge dans leur propre logement sur six à neuf mois. "Pour eux souvent c'est encore insuffisant, parce qu'ils ne peuvent pas devenir aussi rapidement autonomes et acquérir tous les mots de vocabulaire qui leur permettraient de se repérer seuls. Donc on répète énormément dans cet appartement mais aussi à domicile sur le terrain pour qu'ils intègrent au mieux ces informations et qu'ils se sentent de plus en plus sereins en France", ajoute Émilie Bonin.

Un accompagnement nécessaire

Ali Ahmed, réfugié politique venu du Soudan, a pu bénéficier de cet accompagnement. Une aide bienvenue face aux difficultés des démarches administratives. "C'est très compliqué pour moi, parce que j'ai toujours le même problème : la langue. Pour le loyer, pour les charges, pour les factures, pour beaucoup de choses", confie-t-il.

Chaque année, près de 300 réfugiés bénéficiaires de la protection internationale obtiennent un logement individuel dans le département de la Côte-d'Or. Un pas de plus vers l'intégration dans leur pays d'accueil.

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