Dimanche en politique : les réactions des élus sur le début de la campagne de vaccination

Dimanche 10 janvier, Jean-Christophe Galeazzi recevait 3 élus Bourguignons et un médecin généraliste pour commenter le début de la campagne de vaccination contre la Covid-19. 

Autour de Jean-Christophe Galeazzi, Didier Martin, député LREM de Côte-d'Or et médecin, André Accary, président DVD du Conseil Départemental de Saône-et-Loire, Julien Odoul, président du groupe Rassemblement National au Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté, et le Docteur Aurélien Vaillant, généraliste à Seurre, VP du syndicat MG France en BFC
Autour de Jean-Christophe Galeazzi, Didier Martin, député LREM de Côte-d'Or et médecin, André Accary, président DVD du Conseil Départemental de Saône-et-Loire, Julien Odoul, président du groupe Rassemblement National au Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté, et le Docteur Aurélien Vaillant, généraliste à Seurre, VP du syndicat MG France en BFC © FTV

Alors que la polémique enfle sur les « lenteurs » de sa campagne de vaccination, loin des chiffres d’autres pays, l’exécutif tente de reprendre la main, avec le ministre de la santé, Olivier Véran, en opération "déminage", pour tenter de contrer le procès en incompétence lancé par l’opposition.
Depuis cette semaine, les « pompiers et les aides à domicile de 50 ans et plus » pourront désormais se faire vacciner. Une manière d’étendre un dispositif jusque-là réservé aux personnels de santé de plus de 50 ans, après l’avoir proposé aux personnes âgées hébergées en Ehpad dans un premier temps.
Un choix initial qui explique le retard à l’allumage. Une « campagne tournée vers les plus fragiles, ça prend du temps » a martelé Olivier Véran, cette semaine.
Faut-il passer à la vitesse supérieure ? Le gouvernement a-t-il sous-estimé l’ampleur de la tâche ? Pourquoi sommes-nous à la traîne par rapport à nos voisins européens ? Le système de santé, les médecins et les pharmaciens sont-ils prêts pour une campagne massive de vaccination ? Les français veulent-ils vraiment se faire vacciner ?

Autour de Jean-Christophe Galeazzi, Didier Martin, député LREM de Côte-d'Or et médecin, André Accary, président DVD du Conseil Départemental de Saône-et-Loire, Julien Odoul, président du groupe Rassemblement National au Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté, et le Docteur Aurélien Vaillant, généraliste à Seurre, vice-président du syndicat MG France en Bourgogne-Franche-Comté.

Didier Martin : "le vaccin est la seule protection à terme"

Devant les critiques de la mise en place de la campagne de vaccination, le Ministre de la Santé Olivier Véran a admis sur l'antenne d'Europe 1 ce dimanche 10 janvier "un manque de clarté dans la communication et dans l'explication de la campagne vaccinale."

Didier Martin, député LREM de Côte-d'Or, avait signalé en début de semaine que les premières doses de vaccins arrivaient en Côte-d'Or.

Le député LREM de Côte-d'Or a souhaité faire une précision : "La France a précommandé 200 millions de doses de vaccins sur différents laboratoires. Donc on a anticipé. Au mois de décembre, le Premier Ministre a énoncé sa stratégie, en concertation avec les syndicats médicaux, en concertation avec les associations, et personne n'a bronché à ce moment-là. Aujourd'hui, effectivement, début janvier, il y a eu un délai, et moi j'ai plaidé pour qu'on accélère et c'est en train de se produire. Ce week-end on devrait atteindre les 100 000 personnes vaccinées en France, et puis un million au terme du mois de janvier."

Réaction de Didier Martin sur la lenteur de la vaccination

Julien Odoul dénonce "l'amateurisme" du gouvernement

Le président du groupe Rassemblement National au Conseil Régional de Bourgogne-Franche-Comté, Julien Odoul, a interpellé Didier Martin au sujet de l'objectif de vaccination fixé par le Gouvernement d'ici la fin du mois : "Monsieur Martin, pour réaliser l'objectif de 1 million de vaccinations à la fin du mois de janvier, il faudrait qu'il y ait 45 000 personnes vaccinées par jour. On est très loin du compte. Ce qui est terrible dans cet amateurisme, car c'est l'amateurisme de votre équipe gouvernementale, du gouvernement que vous soutenez. Ce qui est terrible, c'est que vous enlevez la liberté à tous les français, aux français qui veulent se faire vacciner, et ils sont de plus en plus nombreux, aujourd'hui, qui ne peuvent pas. J'étais hier sur le marché de Tonnerre, où j'avais des personnes de tous les âges, de toutes les catégories socio-professionnelles, qui avaient envie de se faire vacciner et qui disaient ça sera quand, pour nous ?"

Julien Odoul dénonce "l'amateurisme" du Gouvernement

Comment organiser la vaccination ?

Olivier Véran a affirmé sur l'antenne d'Europe 1 ce même jour, que la tâche de la vaccination sera réservée aux centres de vaccination, et pas aux généralistes. En réaction à cette information, le Docteur Aurélien Vaillant, lui, voit une forme de complémentarité entre les cabinets de généralistes et les centres de vaccination : "Il n'y a pas un système parfait en fait, chacun va s'adapter sur le territoire. Quand vous avez des maisons de santé et des cabinets de groupe, on est capables d'accueillir autant de patients, parce qu'on le fait tous les jours, et puis quand il y a des cabinets isolés effectivement, on sera peut-être sur des centres centralisés, comme à Dijon centre. Mais on va s'adapter aux territoires. Il faut faire cette adaptation."

Le Dr Vaillant prône la complémentarité avec les cabinets de généralistes

André Accary a écrit au Président de la République cette semaine, car il a constaté : "on ne voyait rien s'organiser autour de la vaccination sur le terrain".
Le Président du Conseil Départemental de Saône-et-Loire a dénoncé l'organisation de cette campagne de vaccination : "Justement mon appel, c'était qu'on se mette tous en ordre de bataille, autour d'une personne. Qu'on puisse organiser les choses. On a du mal à imaginer le travail énorme à faire. C'est un travail considérable, on ne vaccine pas des millions de personnes en claquant des doigts. En effet, il faut que les choses s'organisent. Et c'est ce que je dénonçais, c'est que "l'allumage" ne se mettait pas en route. Avec des consignes que chaque directeur d'Ehpad recevait de l'ordre de 60 pages. C'était inimaginable en termes de réactivité. Reste à vérifier que l'acheminement des vaccins se fasse bien, pour une demande qui va être sans doute de plus en plus pressante." 

André Accary dénonce la "lenteur au démarrage" de la campagne de vaccination

 

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
politique dimanche en politique