Dissolution de l'Assemblée nationale : Fadila Khattabi, ministre et députée de Côte-d'Or, se représente aux législatives

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La ministre déléguée aux personnes âgées et handicapées, élue députée de la majorité en 2022 dans la circonscription de Dijon-Chenôve, annonce sur France 3 qu'elle se soumettra de nouveau au vote des électeurs.

Invitée du JT de France 3 Bourgogne ce lundi 10 juin, Fadila Khattabi confirme qu'elle se représente pour un nouveau mandat de députée. "Bien-sûr", a-t-elle affirmé. "Je ne peux pas abandonner le navire dans un moment aussi important. C'est un moment historique pour le pays."

Qui est Fadila Khattabi ?

Âgée de 62 ans, Fadila Khattabi est professeure d'anglais de formation. Elle a siégé plusieurs années au conseil régional. Née à Montbéliard, elle a grandi dans le Doubs avant de s'installer à Dijon.

Élue sous les couleurs de la majorité en 2017 et réélue en 2022, Fadila Khattabi était députée de la 3e circonscription (Dijon agglomération-Chenôve) avant de passer la main à son suppléant, Philippe Frei, lorsqu'elle est devenue ministre déléguée aux personnes handicapées en juillet 2023.

Avant d'être ministre, Fadila Khattabi était aussi présidente de la commission des Affaires sociales, et membre de la commission mixte paritaire chargée d'examiner le projet de réforme des retraites. On lui doit quelques sorties, notamment le "On ouvre ses chakras et on se tait", une séquence reprise par les médias nationaux fin janvier 2023.

Après le remaniement ministériel de février 2024, Fadila Khattabi a conservé son poste au sein du nouveau gouvernement de Gabriel Attal. Son portefeuille, au départ dédié aux personnes handicapées, a même été élargi aux personnes âgées.

"J'ai été surprise sur la temporalité de sa décision"

Interrogée sur le plateau de France 3 Bourgogne sur la dissolution surprise prononcée par Emmanuel Macron dimanche soir, Fadila Khattabi a répondu avec calme : "Il (Emmanuel Macron) nous a réunis à 22 h. Il l'a justifié et j'ai trouvé que c'était plutôt audacieux, courageux... Parce que la réalité c'est que les institutions étaient bloquées, que l'Assemblée nationale ne fonctionnait plus, qu'elle était prise en otage, que le débat démocratique ne pouvait plus se dérouler sereinement. Il n'y avait que des insultes, des outrances, des invectives qui ont abîmées aussi nos institutions. Toutes nos oppositions ont essayé de nationaliser ce débat et nous avons finalement parlé très peu de l'Europe. C'est la raison pour laquelle le Président a décidé de dissoudre."

L'élue de la troisième circonscription avoue tout de même avoir été étonnée par cette annonce : "J'ai été surprise sur la temporalité de sa décision, mais pas surprise sur la dissolution en elle-même."

Dissoudre l'Assemblée nationale, du jamais-vu depuis 27 ans

Emmanuel Macron a annoncé la dissolution de l'Assemblée nationale à la suite des résultats des élections européennes, dimanche 9 juin, qui ont donné une large majorité au Rassemblement national (plus d'un tiers des voix au niveau national).

Dès cette annonce, la majorité des députés sortants ont annoncé qu'ils se représentaient aux législatives. D'autres candidats, comme Gilles Platret, maire de Chalon-sur-Saône, ou Zladana Zivkovic, adjointe à la mairie de Dijon, ont également annoncé être candidats.

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Cela faisait 27 ans que l'Assemblée nationale n'avait pas été dissoute. La dernière fois remonte à Jacques Chirac, en avril 1997. Un pari risqué... et manqué : la gauche avait remporté la majorité législative, obligeant à une cohabitation de trois ans entre Jacques Chirac et Lionel Jospin. 

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