François Rebsamen : "Benoît Hamon, ce n’est pas le Parti socialiste"

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Écrit par B.L.
François Rebsamen a participé dimanche 9 avril 2017 à un débat organisé par France 3 Bourgogne dans le cadre du Train de la présidentielle.
François Rebsamen a participé dimanche 9 avril 2017 à un débat organisé par France 3 Bourgogne dans le cadre du Train de la présidentielle. © @frebsamen

François Rebsamen, le maire PS de Dijon, a vigoureusement taclé Benoit Hamon, le candidat officiel de la gauche à la présidentielle. Il a redit qu’il ne voterait pas pour Benoît Hamon au premier tour s'il y avait un risque de duel Fillon-Le Pen.

"Le Parti socialiste va être impacté par le résultat de Benoît Hamon à la présidentielle"

François Rebsamen n’a cure des appels de la Haute autorité éthique du PS qui demande aux socialistes de respecter la primaire qui a désigné Benoît Hamon comme candidat à la présidentielle.

Le maire de Dijon l'a prouvé dimanche 9 avril 2017 lors d'un débat sur Facebook organisé par France 3 Bourgogne dans le cadre du Train de la présidentielle.
Il a répondu aux questions d’une classe de terminale du lycée Stéphen Liégeard de Brochon, en Côte-d’Or. "On voit que le Parti socialiste est en difficulté. Dans ce cas, comment on prépare l’après élection présidentielle ?" lui a demandé un lycéen.

"Benoît Hamon, ce n’est pas le Parti socialiste. C’est le représentant de La Belle Alliance qui a été désigné dans le cadre de la primaire. Il est membre du PS, mais le Parti socialiste heureusement, c’est plus que ça", a répondu le maire de Dijon.

"Je suis président de la Fédération des élus socialistes et républicains. Il y a plus de 25 000 adhérents qui sont des conseillers municipaux, des conseillers départementaux, des maires, des conseillers régionaux. On va être impactés par le résultat de Benoît Hamon à la présidentielle. Visiblement, il n’est pas à la hausse en ce moment. Pourquoi ? Parce qu’il n’a pas travaillé son programme avec un parti. Il est arrivé avec ses idées […] et notamment le revenu universel. Mais, les gens ont du mal à y croire, car il ne dit pas comment il le finance", a ajouté François Rebsamen.


"On peut se retrouver avec une majorité de droite et d'extrême droite à l'Assemblée nationale"

"Mais, il y aura des candidats PS aux législatives qui vont suivre la présidentielle. Et ce qui est important une fois la présidentielle passée, c’est de savoir quelle sera la majorité de la France", a enchaîné l’élu bourguignon.

"Si on n’y prend garde, on peut très bien avoir un président de la République, appelons-le réformiste, vous voyez de qui je veux parler, qui ne court pas mais qui marche. Et on peut avoir, en même temps, à l’Assemblée nationale une majorité qui soit de droite et d’extrême droite. Parce qu’il n’y aura pas eu de réflexion sur un contrat de gouvernement, une coalition de gouvernement. La France n’a pas l’habitude d’avoir des coalitions qui gouvernent, il va bien falloir un jour s’y mettre. Ça se fait dans tous les autres pays européens", a dit François Rebsamen.

Précisons que le maire de Dijon a publié une tribune dans le JDD pour proposer aux "progressistes des deux bords", socialistes et macronistes, de mettre en place une coalition de gouvernement en cas de victoire du candidat d'En Marche!



Lors du débat avec les lycéens de Côte-d’Or, le maire de Dijon a redit qu’il ne voterait pas forcément pour Benoît Hamon au premier tour de la présidentielle.

"Je regarde les sondages et ce qu’on nous dit. Benoît Hamon va avoir de grosses difficultés à être au 2e tour. Si demain, il y a un danger de revivre le 21 avril, c'est-à-dire un face à face François Fillon contre Marine Le Pen, je ne voterai pas pour Benoît Hamon, mais pour celui qui évitera le duel entre ces deux mis en examen", a-t-il conclu.

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