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François Rebsamen se livre "en toutes confidences"

Le maire de Dijon publie "En toutes confidences", en librairie le 9 novembre 2016 aux éditions Stock. François Rebsamen écrit sa vision de la politique et de la société française, en réaffirmant sa fidélité et son soutien au président François Hollande. 
C'est donc au tour de l'ancien ministre du Travail de livrer noir sur blanc ses pensées, exercice entrepris pour "participer au débat" de l'élection présidentielle de 2017, explique-t-il.

Dans cet ouvrage de 189 pages, François Rebsamen revient sur son apprentissage politique à la LCR, sur sa victoire à la mairie de Dijon, sur son passage au Sénat ou encore sur son expérience gouvernementale.

Une énorme déception


Pour la première fois, François Rebsamen admet que la décision de François Hollande de ne pas le nommer ministre de l'Intérieur en 2012 a été "une énorme déception", car (il) "maitrisait totalement le sujet, disposant d'un arsenal de mesures et d'une équipe aguerrie pour les mettre en oeuvre".
Avant même l'annonce officielle, il affirme sur l'antenne d'Europe 1 qu'il ne sera pas ministre et qu'il restera maire de Dijon... et il raconte : "la réaction de Hollande ne tarde pas. Un coup de fil : "Comment tu as pu me faire ça! Je comptais sur toi au gouvernement...". 
Mais, l'édile dijonnais participe quand même aux discussions sur la composition gouvernementale et, première révélation de ce livre, il écrit que c'est lui qui a proposé Christiane Taubira comme garde des Sceaux, "une grand dame, une femme de conviction".

Son soutien à François Hollande


"Pour moi, François Hollande est le seul qui puisse faire gagner la gauche en 2017", assure François Rebsamen, en dépit de la côte de popularité du chef de l'Etat.
Selon lui, François Hollande reste en effet le seul à pouvoir concilier les deux parties de la gauche, de Montebourg à Macron.
François Rebsamen parle longuement du locataire de l'Elysée : "cet homme est une énigme. Les étiquettes dont on l'a affublé, les procès en mollesse, en hésitation, en incapacité à décider sont totalement à côté de la plaque"... "François Hollande est un galet, lisse extérieurement, sur lequel tout glisse sans l'atteindre -du moins en apparence", et dur et solide comme un roc à l'intérieur.
Selon François Rebsamen, la faute originelle du quinquennat fut le déficit d'explication sur l'état du pays qu'avait laissé Nicolas Sarkozy.
Et il tire à boulets rouges sur les candidats de la droite, dont le programme ressemblerait à s'y méprendre au programme "du CNPF de 1986" (l'ancêtre du MEDEF).

Au rang des anecdotes, on apprend notamment qu'Arnaud Montebourg, quand il lui téléphonait (on notera le passé), lui disait systématiquement  : "Alloooo ... le Duc?"! 

Les solutions


François Rebsamen revient également sur les blocages de notre société et sur les changements institutionnels qu'il faut opérer selon lui.
Il plaide pour une réforme du Sénat et pour la construction de "majorité d'idées" qui, d'après lui, "ne font pas disparaitre les clivages gauche-droite mais les dépassent dans l'intérêt général.
Il défend aussi une décentralisation plus poussée en laissant à l'Etat ses compétences régaliennes et une "proportionnelle départementale", la proportionnelle signant pour lui "le retour du collectif et du travail réalisé en commun".

François Rebsamen évoque aussi longuement son action de maire de Dijon dont on sent la fierté que cela lui procure.
Il dédicace son livre à Alain Millot, celui qui l'a longuement accompagné dans cette fonction et qui l'a remplacé jusqu'à son décès, à l'été 2015.


Après son passage dans notre émission Dimanche en Politique, ce 6 novembre, François Rebsamen sera très présent dans les media à partir du 8 novembre. Il sera notamment l'invité de Laurent Ruquier, samedi prochain, sur France 2.


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