Gilets jaunes : le maire François Rebsamen reçu à Bercy pour demander des indemnisations

François Rebsamen, lors de la conférence de presse sur les violences commises lors des manifestations de "gilets jaunes". / © JC Tardivon/MAXPPP
François Rebsamen, lors de la conférence de presse sur les violences commises lors des manifestations de "gilets jaunes". / © JC Tardivon/MAXPPP

Le maire de Dijon, François Rebsamen, était reçu, ce mercredi matin, à Bercy pour réclamer des indemnisations pour les dégradations commises lors des manifestations de "gilets jaunes". 

Par Hugo Lemonier

Qui va payer les dégats qui ont résultés des débordements lors des manifestations successives de "gilets jaunes" ? François Rebsamen était reçu à Bercy, ce matin, en compagnie d'autres élus de grandes villes, réunis dans l'association France Urbaine, pour définir des "modalités d'indemnisation". Selon eux, la facture de ces 13 semaines de mobilisation s'élève à plusieurs millions d'euros.

A la sortie de la réunion, l'édile affiche une mine sévère, pas vraiment satisfait de ses échanges avec le ministre de l'Economie, Bruno Lemaire : "Nous avons fait des demandes précises à l’Etat, aujourd’hui nous n’avons pas eu de réponse, regrette François Rebsamen. On nous dit qu’il y a déjà 38 millions d’euros de chômage partiel. Mais, ce n’est pas ce que nous attendions."

La mairie a chiffré entre 700 000 et 1 million d'euros le préjudice subi depuis le début du mouvement des "gilets jaunes". Même chez les commerçants du centre-ville, dont le chiffre d'affaires a chuté de 40% en décembre.
"Je veux qu'un fonds d'indemnisation soit mis en place, avec des mesures concrètes pour les commerçants, pour les artisans du centre-ville, expliquait, ce mardi, François Rebsamen au micro de France 2Ce que je veux, c'est que l'on sache à l'avance que les dépenses que nous faisons ne nous seront pas impactées dans nos dépenses de fonctionnement".
Bien qu'il soit déçu de la réaction de l'Etat, le maire de Dijon ne veut pas entrer en confrontation avec le gournernement : "Nous ne voulons pas être dans la critique et attendons les propositions qui vont nous être faites [lors de la prochaine réunion dans quinze jours]. Mais il faut agir, et vite", prévient-il.

 

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