Grève à l'Hôpital Valmy à Dijon : "beaucoup de salariés partent à cause des salaires très bas"

Une partie du personnel de l'Hôpital Privé Dijon Bourgogne à Valmy (Côte-d'Or) est en grève ce mardi 3 janvier. Les salariés dénoncent notamment leurs conditions de travail et réclament une augmentation des salaires, ainsi que des recrutements.

Les belles histoires du dimanche
Découvrez des récits inspirants de solidarité et d'altruisme, et partez à la rencontre de la générosité. Émotions garanties chaque dimanche !
France Télévisions utilise votre adresse e-mail afin de vous envoyer la newsletter "Les belles histoires du dimanche". Vous pouvez vous désinscrire à tout moment via le lien en bas de cette newsletter. Notre politique de confidentialité

Après les médecins libéraux, c'est au tour des infirmiers, aides-soignants et autres brancardiers de manifester leur mal-être. Ils étaient d'ailleurs une cinquantaine, ce mardi 3 janvier dans la matinée, à se réunir devant l'Hôpital Privé Dijon Bourgogne. Une partie du personnel de l'établissement, situé à Valmy en Côte-d'Or, était en effet en grève pour demander notamment une augmentation des salaires.

"Les grilles de salaire ne correspondent ni à nos niveaux d'études, ni à notre ancienneté", assure une soignante qui a choisi de rester anonyme. "Il y a une partie du personnel qui est maintenant au taux horaire du SMIC. Par exemple, les infirmières qui débutent ont le même niveau de salaire que les ASH (agent des services hospitaliers, ndlr) qui débutent."

Toutes les ASH sont au SMIC, qu'elles débutent ou qu'elles terminent.

Une soignante de l'Hôpital Privé Dijon Bourgogne

"Les salaires très bas, c'est la principale raison pour laquelle beaucoup de personnes très compétentes partent", ajoute une autre employée de l'établissement. "Principalement des infirmières, des aides-soignantes, des brancardiers... Et c'est très compliqué de compenser ces départs."

"On a besoin de moyens humains"

Car outre la question des salaires, les grévistes alertent également la direction sur le manque de personnel. "Quand on a plus de 200 opérations par jour, qu'on tourne sur 21 salles et qu'on se retrouve à trois ou quatre pour les nettoyer... ça devient compliqué", déplore une ASH. En outre, les grévistes réclament des recrutements - le syndicat Force Ouvrière (FO), lui, demande une embauche en CDI sur tous les postes vacants ou démissionnaires.

► À LIRE AUSSI - Le centre hospitalier de Chalon-sur-Saône déclenche à son tour le plan blanc

"On a besoin de moyens humains", plaide Émilie Cruz, déléguée syndicale FO. "On travaille avec beaucoup de vacataires et d'intérimaires, ils essaient de nous aider du mieux qu'ils peuvent, mais ils ne connaissent pas les protocoles de service ou les protocoles de médecins."

Il faut que les choses évoluent pour qu'on puisse apporter des soins de qualité aux patients. Et pour apporter des soins de qualité, il faut que les soignants soient bien dans leur travail

Émilie Cruz,

déléguée syndicale FO

Autre problème pour la syndicaliste : les moyens matériels. "Quand on voit aux urgences qu'on est obligé de doubler les chambres, qu'on a plus de brancards et qu'on est obligé d'assoir les gens sur des fauteuils... On a plus de 10 heures d'attente !"

Il semble toutefois que, de ce côté au moins, les grévistes aient été entendus. Au terme d'une réunion, la direction les a en effet assurés de son intention d'investir dans du matériel supplémentaire. La poursuite de la grève sera quant à elle décidée demain matin.