Une grève exceptionnelle s’annonce dans les magasins Carrefour

Carrefour : les magasins étaient en grève le week end de Pâques pour protester contre le plan de transformation / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP
Carrefour : les magasins étaient en grève le week end de Pâques pour protester contre le plan de transformation / © PHOTOPQR/LE PARISIEN/MAXPPP

Un appel à la "grève générale" est lancé pour samedi 31 mars, en plein week-end de Pâques. Les syndicats du groupe Carrefour parlent d’un mouvement "exceptionnel" qui témoigne de la colère des salariés.

Par B.L.

L'appel à la grève, qui tombe le samedi d'un long week-end, concerne les magasins de proximité, les supermarchés, les hypermarchés, les sièges et la logistique.

En Bourgogne, plusieurs magasins devraient être touchés dont ceux de Dijon Toison d'Or et du centre commercial Quetigny.


Pourquoi un appel à la grève générale est-il lancé à Carrefour ?

Carrefour a lancé un vaste plan de restructuration qui va se traduire par la suppression de milliers d'emplois : 2 400 dans les sièges du groupe via un plan de départs volontaires et 2 300 dans les magasins de proximité (ex-Dia) avec un plan social. Plusieurs magasins sont menacés en Bourgogne-Franche-Comté.

La chaîne de grande distribution a aussi annoncé le passage en location gérance de cinq hypermarchés, avec une perte de rémunération pour les centaines d'employés concernés. C’est le cas du magasin Carrefour de Beaune, situé avenue du Général de Gaulle au centre commercial Beaune Saint-Jacques.



Quelle est cette prime qui attise la colère ?

Mais, c’est la perspective d'une prime de participation réduite à 57 euros, contre 610 euros l’an dernier, qui a déclenché une vague de colère chez les salariés. Ceux-ci ont le sentiment de recevoir une "aumône".
Résultat : avant même la grève du samedi 31 mars, de nombreux magasins et entrepôts ont déjà été touchés par des débrayages.

"Consciente de l'impact de cette baisse sur le pouvoir d'achat", la direction a alors proposé d’augmenter la prime à 407 euros, via un complément forfaitaire d'intéressement de 350 euros. Mais, cela n’a pas suffi à désamorcer le conflit. Les actionnaires vont toucher, eux, 356 millions d'euros de dividendes, rappellent les syndicats.

Résultat : le climat se durcit un peu plus chaque jour.
Les représentants du personnel disent vouloir frapper fort face aux "attaques de la direction". Ils annoncent des supermarchés et des hypermarchés bloqués ou fermés, des entrepôts à l'arrêt et des rayons dégarnis pour le 31 mars.


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