"Il faut dissiper toutes les inquiétudes " avant l'audition de O.Véran, la députée F.Khattabi attend de la transparence

Ce mardi 12 janvier à 12h, le Ministre de la Santé, Olivier Véran sera auditionné à l'Assemblée nationale. Au coeur des débats : la stratégie vaccinale contre le Covid-19. Présidente de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, la députée de Côte d'Or répond à nos questions.

Fadila Khattabi, à l'Assemblée nationale, en juin 2019.
Fadila Khattabi, à l'Assemblée nationale, en juin 2019. © Thomas Padilla/MAXPPP

Avant la commission d'enquête qui se tiendra à l'Assemblée Nationale ce mardi 12 janvier, la Présidente de la commission des affaires sociales, Fadila Khattabi nous a répondu. Alors que le Ministre de la Santé et les députés échangeront sur le sujet pendant une heure, la députée de la troisième circonscription de Côte-d'Or attend de la transparence. L'audition est à suivre en direct dès 12h, sur le site de l'Assemblé Nationale.

 

Qu'attendez-vous de cette audition ? 

Suite à beaucoup d'interrogations des députés mais aussi de nos concitoyens, j'ai décidé de prendre l'initiative d'auditionner le Ministre de la santé, Olivier Véran sur la stratégie vaccinale. 

J'attends que l'on réponde aux questions des députés mais aussi aux questions que beaucoup de nos concitoyens se posent sur la stratégie vaccinale. Sur le plan de transparence, il est important que nous soyons clairs dans les explications. Les questions seront posées pour pouvoir informer nos concitoyens, il faudra être le plus transparent possible et dissiper toutes les inquiétudes.

 

Avez-vous déjà une idée précise des questions qui seront posées ? 

Je n'ai pas posé la question à mes collègues, aux commissaires des affaires sociales. Cela sera essentiellement sur la stratégie vaccinale, le déploiement des vaccins, les commandes, sur la transparance. Surtout, les questions émanent de nos territoires puisque les personnes nous posent des questions en tant que députés, il est important de répondre aux Français.

 

Quel bilan faîtes-vous de cette stratégie vaccinale en place depuis quelques semaines ?

Nous avons fait le choix de commencer par les publics les plus fragiles, les plus vulnérables avec en premier lieu les EHPAD qui ont payé un lourd tribu en terme de taux d'incidence et de mortalité. C'est notre choix. Ensuite, viendront les professionnels de santé de plus de 50 ans, puis cela va monter au fur et à mesure, il y aura un rythme de croisière à prendre. Nous n'avons pas pris les mêmes mesures que d'autres pays, pour nous ce sont avant tout les publics prioritaires et ça me semble vraiment important de commencer comme ça. 

 

L'opposition met en avant la lenteur de cette stratégie.

Il y a des explications. Nous avons expliqué que sur le plan logistique rien n'est simple avec ces vaccins. Le vaccin Pfizer par exemple demande un conditionnement particulier avec une conservation particulière, il faut qu'il soit conservé à - 80 degrés. Cela ne facilite pas les choses. Il est important que les choses s'organisent dans les territoires, les EHPAD, les établissements de vaccination. C'est cela qui prend du temps.

Il y a beaucoup moins de contraintes avec les autres vaccins donc les choses devraient aller beaucoup plus vite. On s'est engagé à vacciner un million de Français d'ici la fin du mois, les engagements seront donc tenus. 

 

La stratégie vaccinale du Gourvernement fait pourtant l'objet de nombreuses critiques...

Aujourd'hui, ce n'est pas un sujet de polémique. Il faudrait plutôt se serrer les coudes pour faire face à cette crise sanitaire et répondre aux enjeux qui sont énormes. Les Français ne veulent pas de polémiques, ils veulent que l'on s'occupe d'eux et que l'on soit efficaces. C'est ce à quoi je m'attelle.

Je veux faire en sorte que les politiques publiques que nous menons soient efficientes et répondent aux attentes des Français et non pas mettre toute mon énergie dans la polémique, ça ne sert à rien. J'ai beaucoup de respect pour l'opposition, toutes les questions seront pertinentes mais en même temps ne tomberont pas dans la polémique, les Français exècrent cela. 

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