Incivilités : le “cri d'alarme” à Emmanuel Macron de François Rebsamen et 50 maires

Emmanuel Macron pourrait se rendre dans le Doubs à Ornans le 10 juin 2019 dans le cadre du bicentenaire de la naissance de Gustave Courbet / © Chris Jackson - AFP
Emmanuel Macron pourrait se rendre dans le Doubs à Ornans le 10 juin 2019 dans le cadre du bicentenaire de la naissance de Gustave Courbet / © Chris Jackson - AFP

Des édiles et associations d'élus de petites et moyennes communes lancent un "cri d'alarme" à Emmanuel Macron, avant le congrès des maires de France, pour réclamer "plus de moyens humains, matériels et logistiques" face à la "recrudescence" des incivilités et de la délinquance.

Par avec AFP

"Chaque jour dans nos communes, nous constatons la dégradation rapide du +vivre ensemble+ au profit d'une tension sociale qu'alimentent la recrudescence d'incivilités et d'actes délictueux", écrivent les élus, dans une tribune publiée ce dimanche 16 novembre dans le JDD.  Avant l'ouverture solennelle par Emmanuel Macron du congrès des maires mardi, les signataires, dont François Rebsamen (PS), président de la FNSER (Fédération nationale des élus républicains et socialistes) et maire de Dijon, Christophe Bouillon (PS), président de l'association des petites villes de France, Marc Vuillemot, président de l'association Ville et Banlieue et une cinquantaine de maires "de toutes obédiences" se disent sollicités au quotidien par des administrés "de plus en plus désemparés".

Ils évoquent "la multiplication de dégradations d'une rare violence commises par une minorité agissante qui ne recule plus devant rien, la banalisation de l'économie parallèle, l'omniprésence de rodéos de motos et/ou de voitures troublant en permanence l'ordre public". Le tout favorisant le "sentiment désespérant d'une société en échec" face au "chacun pour soi" et "l'impunité des délinquants". 

"Nous demandons le retour immédiat de l'action publique concrète de l'Etat sur nos territoires, ce qui signifie, pour nous, plus de moyens humains, matériels et logistiques", écrivent-ils, constatant "que les effectifs de police et de gendarmerie déployés (...) sont insuffisants", et que "les moyens humains, matériels et logistiques font également défaut à l'institution judiciaire" pour prévenir la récidive. Leur "cri d'alarme", disent les élus, est aussi "motivé par de très vives inquiétudes quant à l'évolution des effectifs et à la modification de la carte judiciaire actuellement en discussion dans le cadre de l'examen parlementaire du Projet de Loi de Finance (PLF)" 2020. 

Ils appellent à "un redéploiement spécifique et pertinent des moyens et des effectifs pour assurer un meilleur maillage territorial et une plus grande réactivité des services sur le terrain", et suggèrent de revoir les "attributions ou périmètres" de certains commissariats ou  gendarmeries. Enfin, ils demandent "une consultation rapide des élus locaux (...) dans le cadre de la mise en oeuvre du plan de lutte antidrogue qui vient d'être annoncé".
    

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