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Intermittents du spectacle : le porte-parole dijonnais a entamé une grève de la faim

Une deuxième "Marche pour la culture" a eu lieu mercredi 12 mars 2014 pour dénoncer les coupes budgétaires et les menaces pesant sur le régime des intermittents du spectacle. Les professionnels ont défilé à Dijon et dans toute la France.

Une deuxième "Marche pour la culture" a eu lieu mercredi 12 mars 2014 à Dijon pour dénoncer les coupes budgétaires et les menaces pesant sur le régime des intermittents du spectacle.
Une deuxième "Marche pour la culture" a eu lieu mercredi 12 mars 2014 à Dijon pour dénoncer les coupes budgétaires et les menaces pesant sur le régime des intermittents du spectacle.
Une première "Marche pour la culture" avait été organisée jeudi 27 février. Les professionnels de la culture dénoncent les baisses des budgets culturels (de l'État et des collectivités territoriales). Ils craignent aussi l’issue des négociations entre syndicats et patronat sur la réforme de l'assurance chômage. Le MEDEF propose un alignement des régimes plus favorables des intermittents du spectacle et des intérimaires sur le régime général, ainsi qu’une modulation des allocations en fonction de la conjoncture. 


Pour cette deuxième manifestation, les intermittents se sont de nouveau rassemblés en assemblée générale au théâtre du parvis Saint-Jean. Ils ont rappelé à cette occasion que la Bourgogne comptait 1 500 intermittents il y a 10 ans et qu’ils ne sont plus que 940 aujourd’hui.
Les manifestants se sont ensuite rendus à la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles). En chemin, ils sont passés devant la permanence du maire sortant de Dijon. François Rebsamen est venu à leur rencontre et les a assurés de son soutien. Une fois rendus à la DRAC, ils ont aussi reçu les encouragements du député de la 1re circonscription de Côte d’Or, Laurent Grandguillaume, qui était sur place.

"Je suis prêt à mettre mon intégrité physique en jeu"

Lors de ce rassemblement, Franck Halimi, metteur en scène dijonnais et membre de la coordination des intermittents et précaires, a annoncé avoir entamé une grève de la faim depuis le dimanche 9 mars, à 22h. "Cela durera tant que les négociateurs de l’Unédic n’opèreront pas sur une base juste", a-t-il déclaré. "Je suis prêt à mettre mon intégrité physique en jeu, pour que l’on parle enfin précisément et justement de la condition des intermittents et de celle de tous les précaires", a-t-il assuré.

A noter que l’ultime séance de négociation syndicats-patronat sur la réforme de l'assurance chômage prévue jeudi 13 mars a été reportée au jeudi 20 mars.

durée de la vidéo: 01 min 44
Bourgogne : les professionnels de la culture descendent dans la rue

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