Législatives 2024. « Les extrêmes vous vendent du rêve » : retour sur l’interview du Premier ministre Gabriel Attal, invité de France 3 Bourgogne

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Ce lundi 24 juin, Gabriel Attal était l'invité d' ICI 12/13. Le Premier ministre est à Dijon pour soutenir les députés sortants de Côte-d'Or, six jours avant le premier tour des élections législatives.

À quelques jours du premier tour des élections législatives, Gabriel Attal a fait le déplacement à Dijon ce lundi 24 juin. Le Premier ministre est arrivé à Dijon en fin de matinée. Il est allé à la rencontre des Dijonnais, accompagnés des députés de la majorité. Didier Martin (1ʳᵉ circonscription), Benoît Bordat (2ᵉ circonscription), Fadila Khattabi (3ᵉ circonscription) et Didier Paris (5ᵉ circonscription), avant de se rendre sur le plateau de France 3 Bourgogne.

Invité du ICI 12/13, le Premier ministre a répondu en direct aux questions de notre journaliste et présentateur Arnaud Lefevre.

Arnaud Lefevre : Vous êtes envoyés avec les députés en première ligne, ce n'est pas un cadeau pour certains qui sont en danger dans leur circonscription.

Gabriel Attal : Ce sont les Français qui sont maîtres de l'avenir de notre pays. Est-ce qu’ils veulent avoir comme premier ministre Jean-Luc Mélenchon en votant pour l’alliance de la France Insoumise et de la NUPES, ou Jordan Bardella en votant pour le Rassemblement National, ou faire confiance à la majorité que je mène, avec un attachement absolu pour les valeurs de la République, avec des projets en faveur de nos emplois, de l’économie, du pouvoir d’achat, de la sécurité des Français et de la transition écologique.

A.L : Vous avez une assemblée à 90 députés. Les sondages en donnent près de 250 au Rassemblement National. L'appel à la confiance d'Emmanuel Macron ne fonctionne plus ?

G.A : On est la liste la plus en dynamique dans cette campagne. Il y a deux semaines, on était à 14% au soir des élections européennes. Aujourd’hui, dans les sondages, on est à 21-22%, là où les autres partis stagnent, voire régressent. Pourquoi ? Parce que beaucoup de Français sont dans le sursaut, ils veulent voter pour la République et contre les extrêmes, et surtout éviter un carnage économique qui interviendrait si les extrêmes passent. Ce n’est pas moi qui le dit, ce sont les représentants des petites et moyennes entreprises pour alerter les français. Et ce matin, j’ai rencontré beaucoup de Dijonnais qui ont dit “on votera pour vos candidats.”

A.L : Quelles mesures comptez-vous prendre ?

G.A : Je veux me battre pour que les français puissent gagner plus et dépenser moins. Je prends un engagement. Si nos candidats sont élus, il y aura chaque année une revalorisation de la pension retraite avec inflation. De l’autre côté, les extrêmes ne sont pas en mesure de le faire, parce qu’ils proposent le retour de la retraite à 60 ans. Ils n’auront même plus de quoi financer les pensions comme elles sont aujourd'hui. Elles devraient baisser pour qu’ils tiennent leur engagement.

Je propose à l’hiver prochain une baisse de 15% des factures d’électricité. On investit dans les énergies, le nucléaire et le renouvelable, alors que l’extrême gauche propose de supprimer le nucléaire. Je propose pour les Français qui travaillent un peu au-dessus du SMIC qu’on aide les entreprises à augmenter leurs salaires. On doit revoir le système d’allègement de charges pour que ça coûte moins cher à l'employeur d’augmenter son salarié. Ce sont des mesures très concrètes.

On a le taux de chômage le plus bas depuis 25 ans, le taux de chômage des jeunes le plus bas depuis 40 ans. On peut atteindre le plein emploi pour que les Français puissent travailler et que les salaires augmentent, mais on n’y arrivera pas avec le programme de La France Insoumise et le Rassemblement National.

A.L : Dans l'Yonne (42% pour le RN lors des européennes), les habitants ont montré une perte de confiance envers le gouvernement actuel. Quand une électrice dit arrêter de croire en Emmanuel Macron, ça vous parle, ça vous embête, j'imagine. 

G.A : Beaucoup de Français sont en difficultés, souffrent, et attendent énormément. Ce n’est pas une élection présidentielle, ce n’est pas un référendum “pour ou contre le président de la République." Il est le seul à garder son poste à l’issue des élections législatives. Les extrêmes vous vendent du rêve, vous expliquent qu’ils financeront absolument tout, sans vous expliquer comme ils le feraient.

[ndlr : Le Ministère de l'Intérieur, pour ces élections législatives, définit au sens strict les étiquettes "extrêmes" : l'union de l'extrême-droite (par ex. UXD : alliance RN-LR) et l'extrême gauche (EXG), en l'occurence Lutte Ouvrière. Le Nouveau Front Populaire (NFP) est classé "Union de la gauche"]

A. L : Concernant la sécurité, l'opération place nette XXL a eu lieu dans les trois premières circonscriptions dijonnaises, ça n'a pas suffi ?

G.A : On a renforcé comme jamais le nombre de policiers et de gendarmes, 15 000 de plus. J’ai proposé dans cette campagne des mesures pour renforcer notre fermeté contre la délinquance des mineurs, la mise en place de comparution immédiate des mineurs, l'atténuation de l’excuse de minorité et d’autres mesures pour responsabiliser davantage les parents. Si on veut que ces mesures soient appliquées, il faut une loi. Pour qu’une loi soit adoptée, il faut une majorité. Pour que cette majorité existe, il faut voter pour les candidats ensemble pour la République.

Cet après-midi, Gabriel Attal rencontrera les candidats et les militants à Dijon

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