Semaine du handicap : portrait de Camille, opticienne malentendante

A l'occasion de la Semaine européenne pour l'emploi des personnes handicapées, nous avons rencontré Camille, opticienne. Elle communique avec ses clients en lisant sur leurs lèvres, mais avec le port du masque obligatoire, c'est une difficulté de plus à affronter pour cette jeune bourguignonne.
 
Camille est opticienne et malentendante : malgré son handicap, elle est une salariée comme les autres
Camille est opticienne et malentendante : malgré son handicap, elle est une salariée comme les autres © FTV Dalila Iberrakene
Camille, 24 ans, est opticienne diplômée. Elle travaille dans un magasin à Dijon depuis trois ans. Son handicap : elle est malentendante. 

S'adapter avec la crise sanitaire

Habituellement pour communiquer avec les clients, elle doit lire sur les lèvres, mais en ces temps de crise sanitaire, elle a dû s'adapter : "Le client, quand il arrive, je me présente, et je lui dis que j'ai un problème d'audition et que je fais la lecture labiale. Donc il faut qu'il enlève le masque, pour moi c'est plus facile. Et ça m'évite de faire répéter, ce qui peut amener à être un peu pénible."
Certains clients refusent parfois de retirer leur masque, mais d'autres s'accommodent à son handicap. Par exemple, Nicole, venue pour changer sa paire de lunettes, ne voit pas de différence avec une autre professionnelle : "C'est une personne comme une autre, et qui ne demande qu'à travailler et à s'intégrer dans la vie active !"

Un handicap transformé en force

Dès son plus jeune âge, Camille a appris à vivre avec sa différence, et à l'accepter, malgré les moqueries à l'école. Pour la jeune bourguignonne, la surdité n'a jamais été un obstacle, même pour décrocher cet emploi : 
"J'ai voulu leur dire en face. Ils ont trouvé ça bien que je fasse la démarche. Après, je suis une personne comme une autre, donc il n'y a pas eu de souci particulier."

Malgré le handicap de Camille, le directeur du magasin d'optique, Sébastien Payn, n'a pas hésité lors de son entretien : 
"Ca doit surtout pas être un frein à l'embauche, et on peut tous trouver des solutions pour intégrer ces personnes-là, dans une équipe, et au contact de clients, comme ça peut être le cas dans l'optique."

En parallèle de son travail, Camille suit aussi une formation d'audioprothésiste, afin de venir en aide aux personnes atteintes, comme elle, d'une perte d'audition. 


Le reportage de Paul Abran et Dalila Iberrakene
Intervenants :
Semaine du handicap : portrait d'une opticienne malentendante





 
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