Université de Bourgogne : des avancées sur la recherche contre le choc septique

Les chercheurs ont réussi à produire en laboratoire une protéine humaine capable de combattre les infections bactériennes / © Carmen Jaspersen/dpa/picture-alliance/Newscom/MaxPPP
Les chercheurs ont réussi à produire en laboratoire une protéine humaine capable de combattre les infections bactériennes / © Carmen Jaspersen/dpa/picture-alliance/Newscom/MaxPPP

Des chercheurs de l'Université de Bourgogne ont fait des avancées concernant le traitement du choc septique. Ils ont exploré une nouvelle piste de recherche par la création d'une protéine humaine en l'utilisant contre les infections bactériennes.

Par F.L.

Unité de recherche 1231 à l'Inserm - Dijon
Des chercheurs du laboratoire dijonnais "Lipides Nutrition Cancer" (UMR INSERM 1231 / université de Bourgogne) ont réussi à produire une protéine humaine en laboratoire et à l’utiliser contre les infections bactériennes et comme traitement contre le choc septique.

Ces travaux publiés dans la revue Scientific Reports sont donc une piste sérieuse contre cette infection qui reste aujourd'hui une urgence médicale.

Qu'est-ce que le choc septique ?

Le sepsis ou choc septique est une réponse inflammatoire généralisée de l'organisme associée à une infection grave.
Il correspond à la diminution brutale de la circulation sanguine, l'insuffisance circulatoire aiguë, provoquée par une infection bactérienne.
Il s'agit de la forme la plus sévère de la réponse inflammatoire. Le choc septique est donc provoqué par la présence de bactéries dans le sang ou par la présence de microbes à l'intérieur de tissus habituellement stériles.
Une fois le stade inflammatoire critique atteint, le pronostic vital des individus est sérieusement engagé. Une personne dans le monde en meurt toutes les 3 à 4 secondes.
Dans les pays industrialisés, on dénombre 377 cas de sepsis pour 100 000 habitants.
Chaque année, le sepsis tue 6 millions de nourrissons.
En France, la mortalité des patients atteints d’un sepsis est de 27%, mais la mortalité de la forme la plus grave peut atteindre 50%. Les projections suggèrent un doublement du nombre de cas d’ici cinquante ans, s’expliquant notamment par le vieillissement de la population (source : Institut Pasteur). La situation est telle au plan mondial qu’en mai 2017, lors d’une réunion de l’OMS qui s’est tenue à Genève, ses responsables ont pris la décision de reconnaître la septicémie ou sepsis comme un problème de santé publique majeur.

La prochaine journée mondiale contre le sepsis, sous l’égide de la Global Sepsis Alliance, se tiendra le 13 septembre 2017

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