Université de Bourgogne : portraits croisés d’étudiants, grévistes et non-grévistes

Début avril 2018, une salle de cours a été occupée jour et nuit à l'Université de Bourgogne / © France 3 Bourgogne
Début avril 2018, une salle de cours a été occupée jour et nuit à l'Université de Bourgogne / © France 3 Bourgogne

Sur le campus de l’université de Bourgogne, à Dijon, les avis sont partagés sur le blocus de début avril. Portraits croisés.

Par Valentin Chatelier

Victorien est un des étudiants qui a participé au blocage d’une partie de l’université de Bourgogne. Malgré l’arrêt du blocage, celui qui est également porte-parole des jeunes France insoumise de Côte-d’Or ne considère pas son action comme un échec.

"On a fait un blocage surtout pour faire une action choc, pour que les gens soient choqués, qu’ils se demandent pourquoi on bloque la fac. On ne bloque pas une fac pour un oui ou pour un non. On bloque une fac car il y a des choses graves qui se passent à l’université. Aujourd’hui, des milliers d’heures de cours sont retirées. Ce n’est rien comparé à un blocage de 2 heures. On se dit qu’il faut impacter pour choquer. Et ça a marché : dans le hall, plein d’étudiants débattaient", fait remarquer l’étudiant.

Début avril, il a occupé illégalement, avec d’autres étudiants, une salle de cours, jour et nuit. Ils ont finalement été délogés, en partie par d’autres étudiants.

Des avis partagés


Sur le campus, les avis sont partagés. Salomé, étudiante en droit, est favorable à la sélection à l’université. C’est une des raisons des blocages des universités. "Je pense que c’est normal de sélectionner, vu qu’on va être sélectionné plus tard dans la vie professionnelle. C’est normal de sélectionner sur nos résultats en cours. Certains viennent à la fac, mais ils ne savent même pas pourquoi ils sont là. Cela pousserait les gens à savoir pourquoi ils viennent à la fac et à bosser", souligne Salomé.

Thomas, également étudiant en droit, est plus partagé. Il n’est pas contre s’opposer à la réforme, mais la manière de le faire ne le convainc pas. "Ce qui me déplait, c’est la dégradation des locaux, la violence. Ils nous forcent à essayer de leur parler, de prendre leur papier", explique-t-il.


Un reportage de Maeva DAMOY, Christophe GAILLARD et Aurélien MARONE-MISSUD avec
Victorien Di Fraja, étudiant, porte-parole des jeunes France Insoumise de Côte-d'Or
Salomé, étudiante en 2ème année de droit
Thomas, étudiant en 2ème année de droit

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