Vente du DFCO : qui pour racheter le club ? Pour quelle somme ? #OnVousRépond

Alors que le propriétaire du DFCO, Olivier Delcourt, ne cache plus ses intentions de vendre, on se penche ce mardi 28 mars sur ces questions : qui pour racheter le club et à quel prix ? Situation sportive, actifs immobiliers, on fait le tour des atouts et des freins à une potentielle cession.

Nous vous en parlions la semaine dernière après notre interview d’Olivier Delcourt. En privé, le président du DFCO évoque ses envies de vendre le club et de se retirer du monde du football, fatigué par une nouvelle saison compliquée.

Alors que l’équipe joue sa survie en Ligue 2, des réunions de crise sont organisées avec les différents partenaires. Ce mardi 28 mars, nous nous demandons dans quelles conditions le DFCO pourrait être cédé.

Le DFCO futur club satellite ?

La rumeur est persistante depuis le début de l’année. Les riches propriétaires saoudiens de Newcastle, club de première division anglaise, recherchent un pied d’appui en Ligue 2. Il n’en fallait pas plus pour que les bruits d’un rachat du DFCO par ces puissants investisseurs émergent. Dijon deviendrait un club satellite en somme, comme l’est l’ESTAC Troyes en Ligue 1, propriété de Manchester City (champion en titre de Premier League).

Mais un club satellite, c’est quoi ? C’est une structure que les grosses formations utilisent pour donner du temps de jeu à des individualités qui n’ont pas forcément de place dans leur effectif. Restons sur l’exemple de Troyes, propriété de Manchester City. Cette saison, trois joueurs de l'effectif troyens sont passés par le club anglais : Erik Palmer-Brown, Ante Palaversa et Marlos Moreno. L’entraîneur de l’ESTAC, Patrick Kisnorbo, était lui-même auparavant le coach de Melbourne City, club qui appartient à… Manchester City.

Racheté en 2020 par le City Football Group, Troyes a depuis connu les joies de la montée en Ligue 1 et du maintien. Mais cette saison, alors qu’il visait le milieu de tableau, le club est 18ème du classement et pourrait redescendre à l’échelon inférieur. En un an et demi, l’ESTAC a par ailleurs connu quatre entraîneurs différents.

Des résultats sportifs et une instabilité qui ne font pas envie à Julien Parisot, rédacteur pour le site dédié au club, le Dijon Show. "C’est compliqué de dire qu’on a envie de ça. On ne saura pas les ambitions. On préfèrerait avoir un club ambitieux et structuré avec des entreprises locales comme avec la DVF (Dijonnaise de Voies Ferrées, entreprise d’Olivier Delcourt) à l’origine. On préfèrerait garder notre indépendance qu’être un club qui va nourrir d’autres équipes plus riches et puissantes".

A combien pourrait se vendre le DFCO ?

Selon le journaliste spécialisé dans le football, Romain Molina, Olivier Delcourt demanderait 20 millions d’euros pour céder le DFCO. Un montant réfuté par le président-propriétaire depuis. Restons avec nos amis troyens. En septembre 2020, Manchester City avait mis 7,5 millions d’euros sur la table pour racheter 82 % des parts de l’ESTAC. Les investisseurs possèdent 30 milliards d’euros de fortune, contre 400 milliards d’euros pour le fonds saoudien qui pourrait reprendre Dijon.

Revenons à Troyes. A l’époque de son rachat, le club est en Ligue 2, mais sort de deux saisons où il a joué la montée (3ème en 2019 et 4ème en 2020). Après une descente en 2017-2018, l’ESTAC a su se relancer, en faisant notamment confiance à un jeune entraîneur prometteur, Laurent Battles. Un destin bien loin de celui du DFCO qui porte encore les stigmates de sa relégation et enchaîne une troisième saison galère, au point de jouer sa survie pour ne pas descendre en National.

Un acquéreur pourrait donc mettre plus d’argent pour le DFCO que pour Troyes, alors que la situation sportive est moins bonne ? "Aujourd’hui, Olivier Delcourt demande trop d’argent pour son club par rapport à ce qu’il vaut et la valeur marchande des joueurs, tranche Julien Parisot. A part le centre d’entraînement, il n’y a quasiment rien qui a de la valeur dans ce club-là".

Sous la présidence d’Olivier Delcourt, le DFCO s’est en effet doté d’un centre d’entraînement dernier cri de 4 000 m2, dont le coût est estimé à 6 millions d’euros. Une somme similaire aurait été investie dans le centre de formation et les infrastructures de l’équipe féminine. Le stade Gaston-Gérard, propriété de la Ville, a également été rénové avec la construction d’une nouvelle tribune est. Des actifs qui pourraient peser dans les négociations.

Mais pour l’heure, la priorité n’est pas la vente du club pour Olivier Delcourt. Selon nos sources, le peut-être futur ex-propriétaire du DFCO n’a qu’une priorité : le maintien en Ligue 2.

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