Vers un Grand prix de l'Âge d'Or électrique au circuit Dijon-Prenois dans les prochaines années ?

Du 7 au 9 juin se déroule la 59ème édition du grand-prix de l'Âge d'Or au circuit Dijon-Prenois, où 280 voitures de course défilent à toute vitesse devant une foule de passionnés. Face aux enjeux climatiques, la filière tente de reverdir son image. Alors, écologie et vrombissement du moteur sont-ils vraiment compatibles ?

C’est l’événement à ne pas manquer pour les amateurs de sports mécaniques. Le temps d'un week-end, 280 voitures de course se sont donnés rendez-vous sur le circuit de Prenois pour la 59ᵉ édition de l'Âge d'Or.

Chaque année, cet événement se révèle être un incontournable du sport automobile bourguignon. "Dijon-Prenois est un circuit très apprécié par les pilotes, il est technique et il y a eu de très belles épreuves. On se souvient des 1000 kilomètres de Dijon, la fameuse bagarre en F1 entre Gilles Villeneuve et René Arnoux..."

Si la pluie s'est invitée sur l'ensemble de la journée du samedi, cela n'a pas entamé le moral des spectateurs venus assister à cette nouvelle édition. Parmi eux, Karine et Patrick, fidèles au poste depuis de nombreuses années. "Il y a un côté nostalgique. On suit toujours et dès qu’on peut venir, on le fait. Ce grand prix représente nos années de jeunesse. Ça fait une trentaine d’années que je viens et à chaque fois, c'est une redécouverte. Malgré la pluie, on prend du plaisir", assure Patrick.

Un grand prix de l'Âge d'Or bientôt électrique ?

Si ce genre de compétitions a tendance à susciter de plus en plus de polémiques d’un point de vue écologique, les organisateurs assurent que la transition énergétique de ces bolides est en cours. "On a 280 voitures qui courent, plus d’une cinquantaine roulent avec du carburant synthétique, qui réduit les émissions de CO2 de 70%. Dans les deux-trois ans, on pense avoir 100% des voitures avec un carburant synthétique", confirme Patrick Peter, organisateur du Grand Prix de l'Âge d'Or.

Peut-on imaginer un jour une édition avec des voitures de course électriques ? "Certainement, mais je ne serai pas là. On a des voitures qui font partie du patrimoine automobile, ce serait ridicule de les dénaturer en enlevant la pièce maîtresse de la voiture, à savoir le moteur. Mais on diminue les émissions de 70% avec le carburant synthétique, c’est déjà une vraie réponse."

Guillaume Maillard est gérant de la société Sodifuel. Il a travaillé à la conception de ce nouveau carburant de synthèse avec Aramco, un pétrolier réputé dans le monde du sport automobile. "Il est compliqué d’imaginer ces bolides fonctionner un jour à l’électrique. Il est plus réaliste d’utiliser ces voitures avec du carburant de synthèse, ça permet de continuer à ce que le spectacle soit aussi sympa."

Vous l'entendez ce bruit ? C'est un plaisir d'entendre les moteurs. Avec l’électrique, ce ne serait pas plaisant.

Maxime

Fan de sport automobile

Ce dernier assure que ce carburant de synthèse nouvelle génération rejette moins de CO2 et peut convenir à toutes les voitures de course qui concourent ce week-end à Dijon-Prenois. "Nous sommes soucieux de protéger l'environnement. Il y a une vraie volonté de réduire l'empreinte carbone."

Pour les passionnés de sports mécaniques, la question des énergies fossiles et de l'environnement ne semble pas une priorité. C'est le cas de Maxime, venu profiter du spectacle avec ses amis. "Vous l'entendez ce bruit ? C'est un plaisir d'entendre les moteurs. Avec l’électrique, ce ne serait pas plaisant. On aime le bruit, l’odeur de la gomme sur le bitume, on aime ça !"

Souvent décrié comme une aberration écologique, les sports mécaniques veulent reverdir leur image. Selon une étude récente, en France, ils ne représenteraient que 0,3% des émissions de CO2, dans le secteur des transports.

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