En Côte-d’Or, le boom de la randonnée : "Quel bonheur de pouvoir être dehors au grand air !"

Confinement et couvre-feu n’empêchent pas totalement de faire du sport. À l’extérieur, la marche à pieds permet de se dépenser tout en respectant les consignes sanitaires. En Côte-d’Or, les adeptes sont de plus en plus nombreux.

Au total, les clubs de la région comptent près de 10 000 licenciés.
Au total, les clubs de la région comptent près de 10 000 licenciés. © France 3 Bourgogne

Ils savourent le plaisir de se retrouver en pleine nature. Au cœur de pandémie, ils sont nombreux à s’offrir chaque semaine un moment d’aération au grand air en randonnant le long des sentiers de Côte-d’Or. Une pratique qui se démocratise et qui cherche à rajeunir son image.

Tomi Facemaz, membre du comité régional de randonnée arpente régulièrement les chemins de Bourgogne-Franche-Comté. Sa mission est de convaincre les adolescents de pratiquer la marche.

"La sédentarité augmente depuis le Covid, surtout chez les jeunes. Ils ont tendance à rester chez eux devant les écrans", estime-t-il.  De nombreux dispositifs sont alors mis en place pour tenter de les initier.

Des courses d'orientation pour les lycéens

Au lycée Hippolyte Fontaine de Dijon, les élèves participent chaque vendredi matin à une course d’orientation pendant près de 2 heures. "Ça nous défoule et ça fait vraiment du bien de se retrouver à l’air libre", salue Sacha, visiblement conquis.

Tout comme son camarade Benali, qui aime pouvoir se ressourcer au parc de la Combe à la Serpent. "C’est très intéressant, on découvre plein de choses. Dijon c’est une grande ville. Du coup on est souvent vers du béton, des bâtiments", constate l’élève de terminale.

Un loisir à deux pas de la ville

La région Bourgogne-Franche-Comté compte 18 000 kilomètres de sentiers. À Dijon, beaucoup de chemins sont accessibles en transports en commun. "Il n’y a pas besoin de prendre beaucoup de temps pour faire une rando. Ce n’est pas toute une après-midi, ou toute une journée. C’est vraiment à la sortie de la ville", plaide Tomi Facemaz.

Les habitués, eux, n’ont pas besoin d’être convaincus. Kidou et Chantal randonnent une à deux fois par semaine. Marathoniennes par le passé, elles marchent souvent ensemble. Le rythme de leurs efforts a changé, mais l’esprit est toujours le même, savourer le plaisir d’être dehors et s’offrir un moment loin du quotidien. "Même quand il fait gris ou pas beau, on est content d’être sorti. Après on revient avec plaisir chez nous et tout le reste parait facile", avance Chantal.

Ça mobilise autant le haut du corps que le bas. Cœur et cardio, c’est bénéfique à tous les niveaux.

Tomi Facemaz, comité régional de randonée

Ces sorties sont d’autant plus précieuses pour Kidou en temps de pandémie. "Actuellement, dans la période que l’on vit, quel bonheur de pouvoir être dehors au grand air et de se changer les idées. Sans ça ce ne serait pas possible, on deviendrait fous ! Il faut s’aérer".

Des rando-santé accessibles à tous

La randonnée se pratique individuellement ou collectivement. Au club de Beaune, plus on est de fous plus on rit. La structure organise deux sorties par semaine par groupes de 6 adhérents. Des randonnées de santé d’une longueur de 6 km en moyenne.

"On marche pendant deux heures, deux heures et demi grand max, avec un tout petit peu de dénivelé, une centaine de mètres", précise Dominique Schwartz, présidente d'EJL-Sacado Beaune. Chacun son rythme donc pour bien se dépenser, sans oublier la convivialité.

Au total, les clubs de la région comptent près de 10 000 licenciés.

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