Faux incendie et message d'alerte aux voisins sur ce site Seveso de Bourgogne

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Exercice d'ampleur ce mercredi 20 septembre à Longvic près de Dijon (Côte-d'Or). L'usine EDIB, spécialisée dans le traitement des déchets industriels, a servi de cadre pour une simulation d'incendie. Objectif : tester et améliorer le dispositif d'urgence de l'entreprise, classée site Seveso.

C’est une simulation, mais chacun prend son rôle au sérieux. Ce mercredi 20 septembre, les salariés de l’entreprise EDIB, installée à Longvic (Côte-d’Or) ont participé à un test de sécurité grandeur nature. Le site, spécialisé dans le traitement des déchets industriels, est classé "Seveso seuil haut".

Les quelque 70 employés ont ainsi été confrontés à un faux départ de feu, mais dans les conditions du réel. Messages d’alerte "nous vous signalons un incendie dans l’atelier A3A". Volutes de fumée qui s’élèvent dans le ciel. Sonneries d’alarme qui retentissent dans les locaux. Le test est lancé.

Une trentaine de pompiers mobilisés

"C’est toujours stressant. On est dans des conditions qui peuvent s’approcher du réel. C’est toujours bien de roder les mécanismes. Comme ça, s’il y a un jour le besoin de se mettre en situation, on peut être le plus réactif possible", confie Nicolas Grosset, directeur de la société.

Mais il n’y a pas que les salariés d’EDIB qui sont sollicités pendant l’exercice. Une trentaine de pompiers sont mobilisés. Le test comporte aussi l’information des populations. C’est Régis Ruchaud, responsable collecte et planning, qui joue le citoyen pour l’occasion. Il reçoit ainsi un message d’alerte sur son téléphone via le dispositif FR-Alert.

"Premièrement, abritez-vous, en deux, fermez les fenêtres … C’est la première fois que je reçois ce type de message, ça nous permet d’être sensibilisés et d’appliquer les consignes", salue-t-il. Avec cet exercice, la société EDIB doit valider son Plan Particulier d’Intervention (PPI) à suivre en cas de situation dangereuse.

Combien de sites Seveso en Bourgogne ?

Dans notre région, 45 sites sont référencés Seveso comme l’entreprise EDIB. 22 sont classés "seuil bas". Quatre dans l’Yonne, un dans la Nièvre, neuf en Saône-et-Loire et huit en Côte-d’Or. 23 sont classés "seuil haut". Six dans l’Yonne, trois dans la Nièvre, six en Saône-et-Loire et huit en Côte-d’Or.

Les deux seuils sont désignés "en fonction des quantités maximales des substances susceptibles d’être présentes" sur le site. Les services de l’Etat prennent ainsi en exemple le classement d’un établissement qui utilise du méthanol. "Le seuil Seveso bas du méthanol est de 500 tonnes et le seuil haut de 5 000 tonnes. Ainsi un établissement qui détient 7 000 tonnes de méthanol sera de statut Seveso seuil haut".

Pour rappel, un site Seveso est établissement industriel à risque concerné par "une directive afin de prévenir et mieux gérer les accidents majeurs impliquant des produits chimiques dangereux". Il est alors soumis à plusieurs obligations de sécurité.

S’il est classé "seuil haut", le site doit par exemple réaliser tous les cinq ans une étude des dangers et mettre à jour son plan d’évacuation en cas d’accident majeur. L’établissement doit également rendre accessible aux citoyens habitants à proximité les informations relatives à ses installations, son programme de prévention et les mesures d’urgence à appliquer en cas de danger.

Au-delà des opérations préventives, les sites Seveso sont également soumis à des contrôles de la part de la DREAL, la Direction régionale de l’environnement de l’aménagement et du logement. En Bourgogne-Franche-Comté, on estime à 1 200 le nombre de contrôles chaque année.

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