Présidentielle 2022 : les réactions politiques en Bourgogne-Franche-Comté après le second tour

Publié le
Écrit par Lisa Guyenne

Les résultats sont tombés à 20 heures : Emmanuel Macron, le président sortant, est réélu pour cinq ans avec 58,2% des suffrages exprimés (résultats partiels). Découvrez les réactions des femmes et hommes politiques de Bourgogne-Franche-Comté à l'annonce de ce résultat.

Quelles réactions en Bourgogne-Franche-Comté après l'annonce de la réélection d'Emmanuel Macron ? Tour d'horizon.

Chez les soutiens d'Emmanuel Macron

Sans surprise, les soutiens du candidat LREM en Bourgogne-Franche-Comté se réjouissent. À commencer par François Rebsamen, le maire de Dijon, ex-socialiste, qui ne désormais fait plus secret de son soutien au président sortant. "Son projet est celui qu'il faut pour la France", affirme l'ancien ministre du Travail sous François Hollande.

À droite, le député LR de l'Yonne Guillaume Larrivé, qui a ouvertement donné son soutien à Emmanuel Macron au second tour, estime que "ce n'est pas la victoire d'un camp contre un autre : c'est une belle victoire pour la démocratie française".

"Je suis soulagée", dit pour sa part la députée LREM de Haute-Saône Barbara Bessot-Ballot au micro de France 3. "C’est à la fois une bonne nouvelle et un moment historique car c’est la première fois qu’un président est réélu hors les périodes de cohabitation. C'est grâce aux actions que l’on a réussi à mener que l’on a gagné ce soir."

"On a réussi à convaincre et à garder les gens autour de la table. Il y a encore du travail, mais il faut rester soudés."

"L'arc républicain a fonctionné et a permis de faire barrage à l'extrême-droite", estime quant à elle Marie-Guite Dufay, la présidente socialiste de région Bourgogne-Franche-Comté. "Cela appelle à la plus grande responsabilité de toutes et tous, et tout particulièrement de la part du Président de la République", nuance-t-elle.

Chez les soutiens de Marine Le Pen

"La bataille peut être gagnée aux législatives", considère Julien Odoul, président du groupe RN en Bourgogne-Franche-Comté et porte-parole du Rassemblement national. "42%, ce sont des millions de Français qui ont fait un choix, ces électeurs ne sont pas des racistes, ils ne sont pas d'extrême-droite", se défend-il.

Chez la France Insoumise et Les Républicains

Dans le Doubs, Séverine Véziès, cheffe de file de la France Insoumise, reprend les éléments de langage cités par Jean-Luc Mélenchon dans son discours : "Macron, le président le plus mal élu de la 5eme République." Elle appelle à "faire barrage à la politique de casse sociale", en votant massivement au "troisième tour", autrement dit les législatives du 12 et 19 juin.

Un "troisième tour" aux législatives, c'est aussi l'appel, à droite, de la députée Les Républicains du Doubs Annie Genevard, également vice-présidente des LR à l'Assemblée nationale, adresse ses "félicitations républicaines au président", mais appelle maintenant à mettre le "cap sur les législatives avec Christian Jacob".