Route du Rhum : après avoir fini la course, "un soulagement génial" pour le Dijonnais Maxime Cauwe

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Ce mercredi 30 novembre, le skipper dijonnais a terminé pour la première fois la Route du Rhum, après plus de 20 jours à voguer sur l'océan Atlantique. Quelques heures après son arrivée, il est revenu sur son expérience auprès de France 3 Bourgogne.

20 jours, 19 heures, 2 minutes et 50 secondes. Voilà le temps exact qu'il aura fallu à Maxime Cauwe pour terminer la douzième édition de la Route du Rhum. Le skipper originaire de Dijon (Côte-d'Or) s'est hissé à la 34e position de la fameuse transatlantique, à laquelle il participait pour la deuxième fois. Avant de prendre un repos bien mérité, il a accepté de revenir sur cette aventure.

Comment vous sentez-vous, quelques heures après votre arrivée en Guadeloupe ?

Maxime Cauwe : C'est un sentiment particulier, parce que c'est ma deuxième Route du Rhum, sachant que la dernière fois je n'avais pas réussi à aller jusqu'au bout. Je pense que je sous-estimais le sentiment de revanche que j'avais en moi. C'est un peu comme si je m'étais enlevé une épine du pied.

C'est donc un vrai soulagement d'être parvenu à terminer la course ?

M. C. : En fait, on ne fait pas une moitié de transatlantique, une moitié de Route du Rhum. On le fait, ou on ne le fait pas. Mais tant que la ligne d'arrivée n'est pas franchie, il peut se passer quelque chose. Sachant que sur cette course-là, il peut y avoir beaucoup d'ennuis et ça peut revenir à tout moment.

Le nombre de fois où je me suis dit, "ça y est, ça va le faire !" et BIM, une voile tombe à l'eau ou la cabine se remplit de gazole... (rires)

Maxime Cauwe

Une fois que la ligne d'arrivée est franchie, tout peut se passer après, mais ça n'empêche que vous avez fini la Route du Rhum, et que rien ne peut vous l'enlever. C'est un soulagement génial.

Que gardez-vous de cette Route du Rhum ?

M. C. : Il y a plusieurs fois pendant la course où on se retrouve un peu pris dans la compétition, où on ne pense qu'à ça. Et puis on vous dit de profiter, ne serait-ce que de regarder un coucher de soleil ou une manœuvre qui s'est bien passée. Et c'est là que vous vous dites, "j'ai quand même de la chance d'être là et de faire ce que je fais".

Il y a quelque chose dont on ne se rend pas forcément compte, mais c'est que ces sports-là, s'ils sont si cool et qu'on arrive à avoir des sponsors, c'est qu'ils nous font rêver et donc qu'ils font rêver d'autres gens. Sans fausse modestie, quand on voit la tête des gens heureux à l'arrivée, ça rajoute du bonheur.

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