Côte-d’Or : un informaticien devenu éleveur d’escargots est lauréat du concours Fermes d’avenir

171 variétés de pommes s'épanouissent dans le verger de Crémarest près de Boulogne-sur-Mer / © France3
171 variétés de pommes s'épanouissent dans le verger de Crémarest près de Boulogne-sur-Mer / © France3

Un ancien informaticien reconverti dans l’élevage de gros gris est un des 13 lauréats du concours lancé par Fermes d’avenir et La Ruche qui dit Oui. Son projet est de créer un verger et développer une nouvelle activité avec des fruits.

Par Muriel Bessard

Le concours de Fermes d’avenir et La Ruche qui dit Oui a été lancé en mai 2015. Il a pour but de sélectionner des projets représentatifs de l’agriculture de demain. 200 dossiers ont été reçus de toute la France. 13 ont donc été retenus. Ils sont présentés sur le site de financement participatif Blue Bees où les internautes sont invités à faire un don selon leurs besoins. En fonction des dons recueillis, les projets pourront ou non aboutir.

Le Bourguignon Frédéric Marcouyoux veut diversifier son activité

Le lauréat de la région Bourgogne-Franche-Comté est un héliciculteur : un éleveur d’escargots installé à Vernot en Côte-d’Or depuis 2012. Rien ne le prédestinait à ça, Frédéric Marcouyoux était informaticien. C’est après une formation au lycée agricole de Besançon (Doubs) qu’il créé son entreprise. Aujourd’hui il élève 200.000 gros gris sur 800m2.

Pour diversifier son activité et son revenu, Frédéric Marcouyoux a peu à peu intégré d’autres animaux sur sa ferme : des moutons et des lapins pour entretenir la végétation, des poules pour aérer la terre. Son nouveau projet prévoit la plantation d’un verger de 50 arbres fruitiers de variétés locales et l’achat de matériel pour valoriser les fruits. Pour cela, il a besoin de 41.000 euros qui permettront de planter un verger de cinquante arbres fruitiers autour de l’élevage pour le protéger du vent et l’ombrager ainsi que des haies qui accueilleront des abeilles.

La fiche de l’éleveur d’escargots sur le site de financement participatif détaille les bonnes raisons de soutenir son projet :
  • c’est un élevage totalement écologique, il n’y a ni engrais, ni produits chimiques
  • l’activité pourra ainsi être étalée sur toute l’année
  • avec sa nouvelle activité il espère pouvoir embaucher une personne
  • les arbres fruitiers associés à l’élevage d’animaux devraient rendre l’exploitation autonome
Côte-d’Or : un informaticien devenu éleveur d’escargots est lauréat du concours Fermes d’avenir
Une petite ferme à Vernot, qui élève des escargots. Son propriétaire, Frédéric Marcouyoux s'est vu décerner le prix des fermes d'avenir. c’est la récompense d'un travail respectueux de l'environnement.  - Reportage : Maxime Bayce et Jean-Louis Saintain / Montage : Sophie Réthoré
  • Reportage : Maxime Bayce et Jean-Louis Saintain
  •  Montage : Sophie Réthoré
  • Intervenant : Fréréric Marcouyoux, héliciculteur


Les autres projets du concours

Le jury du concours a étudié 200 dossiers, soient 7.000 pages d’idées en lien avec une agriculture plus respectueuse de l’environnement. 13 projets ont donc été sélectionnés, parmi eux l’idée de créer un restaurant alimenté à 95% par les produits de la ferme en Normandie, la transformation du lactosérum d’une fromagerie en biogaz en Bretagne, la construction d’une trépigneuse, un système permettant d’utiliser l’énergie mécanique du cheval en Languedoc-Roussillon ou encore la fabrication d’une ferme confortable pour les abeilles en Provence-Alpes-Côtes-d’Azur…

Tous ces projets sont présentés sur la plateforme financement participatif Blue Bees. En décembre, leur prix leur sera remis officiellement à l’UNESCO. En janvier 2016, les 1ers projets pourront débutés, un webdoc spécifique sera lancé sur les réseaux sociaux.


Qu’est-ce que Fermes d’avenir ?

Fermes d’Avenir est une association qui œuvre au développement de l’agroécologie et de la permaculture. Elle a créé une microferme expérimentale en Touraine pour évaluer le modèle économique et la pertinence écologique de ce type d’agriculture, en partenariat avec AgroParisTech/INRA. En parallèle, l’association souhaite promouvoir et accompagner les agriculteurs tournés des formations, en soutenant les expériences de transition, de mutualisation.


La Ruche qui dit Oui

La Ruche qui dit Oui ! est un outil de vente en ligne créé en 2011 pour développer les circuits courts. La plateforme favorise les échanges directs entre producteurs locaux et communautés de consommateurs qui se retrouvent régulièrement lors de petits marchés éphémères. Le réseau compte 700 Ruches ouvertes et fédère près de 4 000 producteurs partout en France.


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