Covid-19 : l'ARS alerte sur "un début de reprise épidémique" en Bourgogne-Franche-Comté

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Écrit par Matti Faye avec Raphaëlle Mahy
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Illustration. © OLIVIER LANRIVAIN / PRESSE OCEAN / MAXPPP

Le taux d'incidence de l'épidémie de Covid-19 augmente de nouveau légèrement dans notre région. L'occasion pour le directeur général de l'Agence régionale de santé de Bourgogne-Franche-Comté de rappeler l'importance de la vaccination et du respect des gestes barrières.

Quelle est la situation épidémique dans notre région ?

Pierre Pribile, directeur général de l'ARS : Depuis plusieurs semaines, les indicateurs épidémiques sont stables. C'est-à-dire que l'épidémie ne recule plus. Elle s'est néanmoins stabilisée à un niveau relativement faible. Pour autant, c'est vrai que l'on note ces derniers jours un début de reprise de la situation épidémique. Notamment, le taux d'incidence qui commence à réaugmenter par ci par là. On le constate d'ailleurs sur l'ensemble du territoire national.

Ce n'est sans doute pas sans lien avec un effet saisonnier puisqu'on sait que le froid et la période hivernale qui s'approche sont plus favorable à la diffusion de ce type de virus.

Sans parler de nouvelle vague, pourrait-il y avoir dans les prochaines semaines un rebond de l'épidémie ?

Oui, on peut le craindre pour deux raisons. D'une part, l'effet saisonnier dont je viens de vous parler, mais également un certain relâchement dans le respect des gestes barrières. On le voit dans nos vies quotidiennes. C'est un relâchement que l'on peut comprendre, puisque nous sommes pour l'essentiel vaccinés et que nous avons tous très envie de reprendre une vie sociale habituelle. Mais ce n'est pas encore le moment.

On a certes près de 90 % de la population vaccinable qui est effectivement vaccinée dans la région. Ce qui est un très bon résultat. Mais cela veut dire qu'il y a un peu plus de 10 % des personnes qui pourraient être vaccinées qui ne le sont pas. Et en pratique, ce sont ces personnes-là qui sont susceptibles d'être malades ou très malades. Aujourd'hui, dans les services hospitaliers, les admissions sont quasiment uniquement le fait de personnes non-vaccinées. Il n'est donc pas trop tard pour aller se faire vacciner lorsque ce n'est pas encore le cas.

On n'est pas inquiets. On reste vigilants, parce que cette épidémie a connu plusieurs rebonds. On est aussi vigilants parce qu'on surveille l'émergence éventuelle d'un nouveau variant qui échapperait au vaccin.

Pierre Pribile, directeur général de l'ARS

Il faut donc continuer à se faire vacciner ? Et, pour les plus âgés, avoir une troisième dose ?

Il y a trois messages : continuer à respecter les gestes barrières même si on est vaccinés, se faire vacciner lorsqu'on ne l'est pas encore. Et effectivement la vaccination de rappel six mois après la deuxième dose est vraiment très conseillée. Notamment à l'approche de l'hiver, pour les personnes de plus de 65 ans ou celles qui ont un facteur de risque, quel que soit leur âge.

Cette troisième dose est très importante pour rebooster la protection conférée par la vaccination pour les personnes les plus fragiles.

Le pass sanitaire pourrait être prolongé jusqu'en juillet 2022. Pensez-vous que le maintien du pass sur une longue durée est vraiment une solution pour lutter contre l'épidémie ?

Le pass sanitaire est efficace. C'est une mesure de freinage puisque cela permet de garantir que les personnes qui se retrouvent dans des lieux clos, où il est difficile de respecter les gestes barrières, sont protégées ou testées négatif. Donc c'est en soit une mesure de freinage. Il va de soi que ce n'est pas le moment de retirer une mesure de freinage alors qu'on constate un début de rebond de l'épidémie.

Maintenant, il n'est pas du tout certain que cette mesure soit conservée jusqu'à l'été prochain. C'est envisagé comme une faculté. Mais on peut tous envisager que l'épidémie d'ici là aura été plus que contenue, et pourquoi pas vaincue. Cela dépend aussi de la protection vaccinale de la population.

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