Affaire Narumi Kurosaki : Nicolas Zepeda se voit refuser une demande de mise en liberté

Le Chilien incarcéré en détention provisoire et suspecté d'avoir tué la jeune étudiante japonaise Narumi Kurosaki en décembre 2016 à Besançon reste en prison.

Nicolas Zepeda lors d'une reconstitution a été transporté sur le campus de la Bouloie à Besançon. (Image d'archives)
Nicolas Zepeda lors d'une reconstitution a été transporté sur le campus de la Bouloie à Besançon. (Image d'archives) © Claudio REYES / AFP

Nicolas Zepeda est sorti mercredi 6 janvier de l a maison d'arrêt de Besançon où il est incarcéré depuis la fin juillet 2020. Accompagné de ses conseils, il s'est rendu devant la chambre de l'instruction de Besançon. Ses avocats avaient formulé une demande de mise en liberté. Nicolas Zepeda est mis en examen pour assassinat dans cette affaire. Le corps de la jeune étudiante japonaise de 21 ans, qui était son ancienne petite amie, n'a jamais été retrouvé.

Selon nos confrères de l'Est Républicain qui ont pu approcher les avocats, "Ce n'est pas Carlos Gohsn !" a estimé Me Charles Chambenois qui défend le jeune Chilien extradé vers la France. Le jeune homme de 30 ans nie toujours être l'auteur de la disparition de la jeune japonaise. Il doit vouloir participer à l'élucidation de l'affaire. Son procès devant la cour d'assises du Doubs pourrait se dérouler d'ici la fin 2021. En attendant, l'homme est incarcéré à l'isolement à la prison de la Butte. Lors de l'audience devant la chambre d'instruction, il a expliqué qu'il répondrait aux juges, mais souhaite poursuivre un projet professionnel, voir sa famille. Il souhaite vivre dans un appartement à Paris, selon l'Est Républicain pour rester à disposition de la justice en France. Une solution qu'avait déjà proposé le père de Nicolas Zepeda, riche entrepreneur dans la téléphonie, au moment de l'extradition de son fils vers la France. 

Des éléments accablants pèsent sur le jeune homme selon l'enquête menée depuis 4 ans

Selon les enquêteurs, Nicolas Zepeda s'est rendu début décembre 2016 à Besançon pour voir la jeune femme. Le soir du 4 décembre, veille de sa disparition, ils étaient rentrés ensemble dans le logement en cité universitaire de Narumi. Cette nuit-là, plusieurs étudiants avaient entendu "des hurlements de terreur, des cris", mais "personne n'a prévenu la police", avait rapporté le procureur. 
D'après la géolocalisation de sa voiture de location, le suspect s'était rendu le 6 décembre 2016 à l'aube dans une zone boisée à l'est de Dole (Jura) où les enquêteurs soupçonnent qu'il s'est débarrassé du corps.
Quelques jours plus tôt, il avait acheté des allumettes et un bidon de 5 litres de produit inflammable, selon l'enquête. Malgré d'importantes recherches, compliquées par l'arrivée d'un hiver froid et neigeux, le corps n'a jamais été retrouvé. 

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