Besançon : Comment fonctionnera le supermarché coopératif « T’as meilleur temps » ?

L’association Créacoop 25 souhaite lancer un magasin coopératif et participatif en septembre 2020. Chaque adhérent consacrera trois heures par mois pour travailler pour le supermarché.
 

Ouverture prévue en septembre 2020. Image d'illustration : le magasin coopératif La Louve, à Paris.
Ouverture prévue en septembre 2020. Image d'illustration : le magasin coopératif La Louve, à Paris. © Leon Tanguy/MAXPPP
Local, bio, abordable … Pour beaucoup, ces trois adjectifs ne vont pas ensemble. L’association Créacoop 25 a décidé d’y remédier en lançant son projet « T’as meilleur temps ! », un supermarché coopératif et participatif à Besançon dont l’ouverture serait prévue en septembre 2020.

Un supermarché coopératif, c’est quoi ?
C’est un commerce à but non lucratif. Pour faire ses courses dans ce supermarché, il faut être coopérateur, c’est-à-dire acheter une part sociale (100 euros, environ) et travailler trois heures par mois dans le magasin : mettre en rayon, tenir les comptes, être à la caisse, gérer les stocks etc. Pour l’instant, l’association Créacoop 25 compte cinq cents membres. Des réunions d'information ont lieu tous les mois pour faire état des avancées du magasin, et pour recruter de nouveaux adhérents.

Quels produits ?
Comme dans une supérette classique, « T’as meilleur temps » proposera des fruits et des légumes, et autres denrées alimentaires, et des produits d’hygiène et d’entretien.

Quelles différences avec un supermarché classique ?
La particularité, c’est la démarche : « les choix sont faits par les adhérents », rapporte Créacoop 25. Il s’agit de privilégier le bio et les circuits-courts pour « une consommation de qualité […] accessible à tous » et « participer au développement de l’agriculture locale ». Ainsi, à bas les intermédiaires, et les « conditionnements peu appropriés », et vive la « juste rémunération des producteurs » et la réduction des déchets.

Quels avantages ?
Très peu de salariés, pas de publicité, des locaux simples et des étagères élémentaires … Les produits seront vendus à des prix très inférieurs aux supermarchés traditionnels. Les marges sur les produits seront très faibles, et ne serviront qu’à faire fonctionner le magasin. Ce n’est donc pas la recherche du profit qui compte, mais celle du meilleur prix pour les adhérents.

D'autres magasins coopératifs ?
C'est à New York que le premier supermarché non lucratif aurait été créé : le « Park Slope Food Coop » en 1973. Un grand succès, il compterait plus de 16 000 adhérents. Depuis, les magasins ont essaimé jusqu'en France : La Louve à Paris, le Super Cafoutch à Marseille, ou encore SuperQuinquin à Lille.

 
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