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Besançon : Frédéric Vuillaume et un autre gilet jaune placés en garde à vue puis relâchés

En tête de cortège, Frédéric Vuillaume multiplie les directs pendant les manifestations sur sa page Facebook. / © Capture Facebook Frédéric Vuillaume
En tête de cortège, Frédéric Vuillaume multiplie les directs pendant les manifestations sur sa page Facebook. / © Capture Facebook Frédéric Vuillaume

Il est l'une des figures de gilets jaunes à Besançon. Frédéric Vuillaume a été placé en garde à vue quelques heures ce mercredi 27 février. C'est la seconde fois qu'il est convoqué suite à une enquête de la police.

Par Sophie Courageot

Une trentaine de personnes sont venues le soutenir. L'un des leaders des gilets jaunes bisontins était convoqué ce matin à 8h30 au commissariat de police de Besançon. Il est resté près de 4 heures en garde à vue. L'enquête se poursuit explique le commissaire de police Charly Kmyta. Le second gilet jaune a été entendu pendant près de 8 heures.

Frédéric Vuillaume avait déjà été convoqué le 27 décembre dernier et placé en garde à vue. Cette fois çi, la convocation précisait que Mr Vuillaume est soupçonné d'avoir commis ou tenté de commettre une entrave à la circulation, d'avoir participé à un attroupement après sommation de se disperser. La police enquête aussi sur le chef de participation à un groupement en vue de la préparation de dégradations de biens et organisation d'une manifestation non déclarée en Préfecture entre le 12 et le 23 janvier. 

Dans une vidéo postée hier soir sur sa page Facebook, l'homme nie être l'organisateur des manifestations à Besançon, il dénonce selon lui "la répression policière et "un acharnement terrible". Sa compagne a fait l'objet de 24 heures de garde à vue le 13 février dernier, son beau-fils a été placé en garde à vue le lendemain avant d'être placé en détention à la prison de la Butte explique Frédéric Vuillaume. 
 


"Je suis quelqu'un de pacifique. On ne fait que manifester, on n'est pas des voyoux" explique le gilet jaune qui s'attendait à nouvelle garde à vue sans en connaître l'issue. 

Frédéric Vuillaume et Kevin un autre gilet jaune vont devoir s'expliquer à nouveau devant les policiers. « Ils n’ont pas été convoqués de façon arbitraire », confiait à l'Est Républicain une source proche du dossier.

Samedi 23 février, la manifestation des gilets jaunes dans les rues de Besançon s'est terminée une nouvelle fois par des affrontements. Les CRS ont essuyé des jets de pierres et de pétards dans le secteur rue Charles Nodier. Le préfet du Doubs a condamné la radicalisation d’une cinquantaine de membres sous l’impulsion des meneurs, qui incite à la violence urbaine, en fin de manifestation.
 

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