De Rambouillet à Besançon : élus et police observent une minute de silence en hommage à Stéphanie Monfermé

Une cérémonie s’est déroulée ce vendredi 30 avril dans la cour de l’hôtel de police de Besançon (Doubs). Elus, préfet et policiers, ont rendu hommage à cette mère de famille, fonctionnaire de police tuée le 23 avril dans une attaque terroriste dans les Yvelines.

Hommage national à la fonctionnaire de police Stéphanie Monfermé, Rambouillet, 30 avril 2021.
Hommage national à la fonctionnaire de police Stéphanie Monfermé, Rambouillet, 30 avril 2021. © LUDOVIC MARIN - maxPPP

Sous la pluie, la cérémonie de Besançon a rassemblé à 10h30 près de 80 personnes, fonctionnaires de police, et élus invités.

© David Martin - France Télévisions


La cérémonie s’est déroulée en même temps que l’hommage national présidé à Rambouillet par le Premier ministre Jean Castex. Stéphanie Monfermé, 49 ans a été poignardée le 23 avril sur son lieu de travail. L'assaillant a surgi et l'a tué de deux coups de couteau, dans le sas d'entrée de l'hôtel de police. Les obsèques de la victime se sont déroulés jeudi en présence d'Emmanuel Macron.

Yves Cellier, directeur départemental de la police du Doubs
Yves Cellier, directeur départemental de la police du Doubs © David Martin - France Télévisions


À Besançon, Yves Cellier directeur départemental de la police du Doubs est revenu sur cet acte qui endeuille la police : “C’est un acte terrible qui touche toute la police nationale et même au-delà tous les personnels du ministère de l'Intérieur, et je l’espère un peu aussi les Français. Évidemment, c’est particulièrement lâche et ignoble de pouvoir ôter la vie de cette façon à une personne qui plus est de par son statut d’administratif au sein de la police ne peut pas se défendre face à un tel acte de cruauté”. 

 

17 personnels des forces de l'ordre ont été tuées dans des attaques terroristes en France depuis 2014


Stéphanie Monfermé, mère de famille, est victime de "la 17e action terroriste islamiste commise en France depuis 2014 contre les forces de l'ordre" selon le parquet antiterroriste, elle était l'une des 12.500 agents administratifs de la police nationale.

À Besançon, la police avait convié les Bisontins à se joindre à la cérémonie, une invitation tardive qui n’a pas reçu un écho. Yves Cellier a formulé le souhait que la population soit présente dans ces moments difficiles pour les forces de l’ordre.

Poursuivre votre lecture sur ces sujets
police société sécurité attentat faits divers terrorisme