Besançon : un hommage à Paulette Guinchard, ancienne députée du Doubs, ce samedi en présence de Lionel Jospin

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Écrit par Sarah Rebouh

Paulette Guinchard, ancienne députée du Doubs, a décidé du jour de sa mort en pratiquant un suicide assisté en Suisse, le 4 mars 2021. Un hommage public lui sera rendu ce samedi 13 novembre. Détails.

On lui doit l'Allocation Personnalisée Autonomie (APA) et un engagement sans faille au service de la population et notamment des personnes âgée. Un hommage public sera rendu à Paulette Guinchard, décédée le 4 mars dernier à l'âge de 71 ans, au Kursaal à Besançon ce samedi 13 novembre à 10h. Pour l'occasion, de nombreux témoignages seront évoqués et le parcours singulier de la Franc-Comtoise sera rappelé aux mémoires.

Fille d'agriculteurs du Doubs, infirmière, la socialiste Paulette Guinchard a été adjointe à Besançon, conseillère régionale, députée et secrétaire d'Etat aux personnes âgées dans le gouvernement de Lionel Jospin. Ce dernier sera d'ailleurs présent pour l'occasion à Besançon afin de lui rendre hommage.

Une femme engagée et libre

Pour rappel, en 1999, Lionel Jospin, Premier Ministre socialiste, confie un rapport à la députée du Doubs qu’il sait sensible à la question de la vieillesse. Ce sera « Vieillir en France », un rapport dans lequel elle pointe les manques et fait des propositions pour mieux prendre en charge les personnes âgées dans notre pays. Entre autres, elle préconise l’APA, Allocation Personnalisée d’autonomie, qui permet d’aider financièrement les personnes âgées à rester à domicile ou en établissement. 

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Puis, Paulette Guinchard est l’auteure de la loi qui donne naissance à l’APA. Reconnue pour son travail par Lionel Jospin et les professionnels de la vieillesse, elle est même chargée de la mettre en œuvre : elle entre au gouvernement en devenant secrétaire d’Etat aux personnes âgées. 

En 2007, elle avait abandonné la politique pour des raisons de santé. Très diminuée par la maladie, Paulette Guinchard a décidé de sa mort, en pratiquant le suicide assisté en Suisse. Ce dernier étant illégal en France. Ce geste confirme ainsi l'immense engagement de cette dernière, jusque dans sa mort.