Coronavirus Covid-19 : A Besançon, la perspective du confinement entraîne une file d'attente devant un supermarché

Une longue file d'attente ce lundi devant le super U de Saint-Ferjeux à Besançon. / © Emmanuel Rivallain - France Télévisions
Une longue file d'attente ce lundi devant le super U de Saint-Ferjeux à Besançon. / © Emmanuel Rivallain - France Télévisions

L'hypothèse de plus en plus probable d'un confinement provoque une ruée pour faire les courses.  Exemple ce matin devant un Super U de Besançon (Doubs). Le Président Macron doit s'exprimer ce lundi 16 mars à 20 heures.

Par S.C

Devant le magasin Super U du quartier de l'Amitié à Besançon, les caddies s'alignent dans une longue file à l'extérieur sur le parking. Le magasin ne fait rentrer que 100 personnes à la fois pour respecter les consignes sanitaires imposées par le gouvernement en raison de la gravité de la crise sanitaire du coronavirus. Le magasin a limité le nombre de caddies autorisé par clients, les caddies trop chargés seront refusés en caisse indique une Bisontine présente sur place.
 

"J'ai attendu 45 minutes ce matin. Mais une fois dans le magasin, c'est très calme et agréable, on se presse un peu en pensant aux autres qui attendent" explique une cliente qui souligne la patience et les consignes très claires du personnel. Une fois à l'intérieur, ce sont visiblement les rayons conserves et papier toilette qui sont les plus prisés.
 

Aux caisses, l'enseigne a équipé ses caissières de protection, masques, gants, gel, produit anti-bactérien.
 
Les caissières du magasin super u à Besançon équipées de protections. / © Emmanuel Rivallain - France Télévisions
Les caissières du magasin super u à Besançon équipées de protections. / © Emmanuel Rivallain - France Télévisions
© Emmanuel Rivallain - France Télévisions
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Au drive de cette même enseigne, les équipes ont du se réorganiser pour faire face aux nombreuses commandes. Selon nos informations, les préparateurs de commandes vont désormais travailler la nuit quand le magasin sera vide de clients. Les commandes passées ces derniers jours seront décalées dans le temps assure un interlocuteur à Super U à l'un de ses clients.
 


"N'allez pas acheter cinq kilos de pâtes, dix litre d'huile, vingt litres de lessives... Il n'y a pas de pénurie"



Même si Edouard Philippe a annoncé que les commerces alimentaires restent et resteront ouverts, la crainte de manquer pousse de nombreux français à stocker des denrées. Dimanche au soir du premier tour des élections municipales, le docteur Laurent Thines a appelé les habitants de Bourgogne Franche-Comté à se confiner dès à présent en limitant les déplacements au maximum, et ce sans attendre la décision du gouvernement d'imposer un confinement comme le font l'Italie et depuis quelques jours l'Espagne.
            
Il n'y a pas de pénurie alimentaire en France face à la propagation du coronavirus, a déclaré ce lundi le ministre de l'Agriculture, Didier Guillaume, appelant les Français à ne pas vider les rayons en faisant des réserves excessives.

"Il n'y aura pas de problème d'approvisionnement de l'alimentation", a déclaré le ministre. La veille, Bruno Le Maire, ministre de l'économie avait assuré que les commerces alimentaires et supermarchés
garderaient en rayon l'essentiel de leurs référence, mais appelé les Français à un comportement "responsable" sans "se précipiter sur les rayons".
"Il n'y a pas de pénurie", a insisté M. Guillaume.

"Peut-être que certaines gammes de produits ne seront pas toutes là", a nuancé le ministre. "Si vous voulez acheter des spaghettis, vous n'aurez peut-être pas toute la gamme de spaghettis, pas toutes les marques, pas toutes les tailles de spaghettis."
          
 


 

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