Coronavirus Covid-19 : une soignante du CHRU de Besançon et sa famille remercient Jean-Jacques Goldman en vidéo

Touchés par la vidéo de Jean-Jacques Goldman en pleine épidémie du coronavirus, une soignante du CHRU de Besançon et sa famille ont voulu le remercier à leur manière. 

Isabelle Marguet (en haut à gauche) est auxiliaire puéricultrice au CHRU de Besançon.
Isabelle Marguet (en haut à gauche) est auxiliaire puéricultrice au CHRU de Besançon. © DR
Le clip commence à faire le tour de la toile. Depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux, une vidéo qui met en scène des personnages en pâte à modeler sur la musique revisitée de Jean-Jacques Goldman fait beaucoup réagir les internautes : " Bravo ! C’est magnifiquement bien fait", "Le clip n'a rien à envier à certains autres "clips officiels"", "Félicitations à vous pour ce beau message animé.
À l'origine de cette vidéo : Isabelle Marguet, auxiliaire puéricultrice au CHRU de Besançon, et sa famille. "J'ai trouvé la chanson de Jean-Jacques Goldman assez touchante d'autant plus que c'est quelqu'un de très discret habituellement. J'ai voulu faire quelque chose pour le remercier." Il y a quelques jours, le chanteur de 68 ans a repris son tube "Il changeait la vie", sorti en 1987, et a réécrit les paroles pour en faire une chanson hommage aux soignants. "Dans le service, on a la larme à l'œil. C'est difficile en ce moment. Donc ça m'a fait chaud au cœur d'entendre ces paroles réconfortantes", nous confie-t-elle au téléphone la voix tremblante, pendant une pause à l'hôpital, entre deux patients.

Un hommage et un moyen d'occuper les enfants

Isabelle soumet donc l'idée d'une vidéo un peu décalée à son mari et ses trois enfants encore présents à la maison. "On a dit oui tout de suite. C'est un beau message. Et il faut bien occuper les enfants en dehors des devoirs", raconte Jean-Philippe, son mari.

Cette vidéo en famille, ça permet de s'évader et de se soigner moralement un peu aussi.
Isabelle Marguet, auxiliaire puéricultrice au CHRU de Besançon

La famille s'organise donc telle une petite entreprise. "D'abord, il a fallu écrire le scénario, réfléchir à la mise en scène. Ensuite, nous sommes passés à la pratique avec la fabrication des personnages", détaille Jean-Philippe. Pour faire vivre l'histoire, 794 photos ont été prises : "On a déplacé les figurines petit à petit pour créer du mouvement". Au total, trois jours de boulot, de 8 heures du matin à 23 heures, ont été nécessaires à l'élaboration de la vidéo.

Chacun a mis la main à la pâte dans la famille. Louison, 8 ans, la petite dernière, s'est chargé de la confection de personnages avec Soan, 14 ans, et Isabelle, la maman. Jean-Philippe, le papa, a lui assuré les photos. Et Hugo, 20 ans, était en charge du montage : "Il fallait faire attention au rythme et aux paroles de la musique pour que tout concorde. C'est un super souvenir. Je suis assez fier de nous. Ma petite sœur se prend pour une star, c'est drôle." D'ailleurs, cette dernière n'est pas en reste : "Mes grands-parents m'ont appelée pour me dire que c'était rigolo. Ils ont dit bravo. J'espère qu'on va faire une autre vidéo avec des bonshommes en pâte à modeler."

Si la cadette réfléchit déjà au scénario de la prochaine vidéo, la maman, Isabelle, a elle repris le chemin de la maternité. Après un confinement de quelques jours pour suspicion de coronavirus et un test finalement revenu négatif, elle vient de reprendre son travail : "Je suis reboostée. C'est fou dans le service, tout le monde me parle de cette vidéo avec le sourire. Je suis émue. Si ça peut aider, tant mieux."
 
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