Crise du coronavirus : les petits commerces s'interrogent sur les conditions de leur réouverture le 11 mai

Depuis la mi-mars, ils avaient baissé le rideau, les petits commerçants de produits non-alimentaires se demandent comment ils vont accueillir leurs clients et se préparent à de nouvelles pratiques.

Dominique Pedrina prépare l'ouverture de sa boutique de prêt à porter
Dominique Pedrina prépare l'ouverture de sa boutique de prêt à porter © Remy Poirot
Ils vendent des vêtements, des chaussures, des lunettes. Rien de totalement indispensable à la survie, mais tellement important pour la vie sociale. Nous sommes allés à leur rencontre et tous sont dans l'expectative et le questionnement. Personne n'a de réponse définitive ni de consigne spécifique délivrée par sa profession. Alors, chacun tente d'imaginer l'après 11 mai et des groupes se sont crées sur les réseaux sociaux pour échanger des infos.

Le casse-tête des essayages

Dominique Pedrina tient une boutique de vêtements pour femmes à Valentin. La mode printemps-été venait tout juste de rentrer quand la crise du Covid-19 a bloqué tout le pays. Aujourd'hui, au lendemain du discours du Premier ministre, elle a bien l'intention d'accueillir à nouveau ses clientes, mais pas dans n'importe quelles conditions et à n'importe quel prix.  "Nous ne savons rien alors, on cherche des informations comme j'ai pu en trouver sur un groupe Facebook d'entraide entre boutiques de prêt-à-porter" explique la commerçante. Ainsi, s'il est assez simple de demander aux clientes de se laver les mains avec le gel mis à disposition, il est plus compliqué de ne pas autoriser les essayages ! Il sera donc possible d'essayer, mais en limitant le nombre de pièces et le vêtement essayé et non acheté sera placé sur un portant et isolé plusieurs heures avant d'être ensuite traité à la centrale vapeur. C'est en tout cas ce qui est imaginé pour l'heure.

Opticien... de loin

Les opticiens eux n'ont jamais eu l'obligation de fermer, mais comment respecter les mesures barrières pour faire des mesures ou des réglages sur les montures ? Hervé Chatot avait donc fait le choix par prudence de ne pas accueillir de clients dans son magasin d'optique de la rue de Vesoul à Besançon jusqu'à ce début de semaine. Actuellement, il n'accueille que les clients qui avaient déjà choisi une monture et reçoit sur rendez-vous, un client à la fois, équipé de masques et sans manipuler les montures. Mais il s'interroge sur la suite. Après le 11 mai, il pourra recevoir de nouveaux clients, mais il paraît compliqué de faire essayer plusieurs montures et d'effectuer les mesures à plus d'un mètre.

Déconfinement : les commerçants organisent la réouverture, exemples dans le Grand Besançon

Feu vert ou feu rouge ?

Dans tous les cas, reste une interrogation de taille, le Doubs sera-t-il dans les départements classés verts, c'est-à-dire autorisé à un déconfinement général ou pas ? Même si a priori les commerces pourront rouvrir dans tous les cas, les commerçants s'interrogent sur leur responsabilité dans la mesure où la couleur rouge signifiera que le virus continue de circuler plus qu'ailleurs dans le département concerné. En clair, rien n'est vraiment clair !



 
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