Diocèse vend chapelle Saint-Jean-Bosco à Besançon, quartier Saint-Claude

Elle arbore un air de tente, mais c'est bien une chapelle qui est à vendre 252 000 € Chemin Français à Besançon. Construite après-guerre pour accompagner le développement rapide du quartier, elle n'a plus que de rares occasions d'abriter les fidèles aujourd'hui. Le diocèse s'en sépare donc.

La chapelle saint-Jean-Bosco est à vendre 252 000 € avec son terrain et ses dépendances.
La chapelle saint-Jean-Bosco est à vendre 252 000 € avec son terrain et ses dépendances. © Laurent Brocard/France 3 Franche-Comté

La chapelle Saint-Jean-Bosco est née lorsque le quartier Saint-Claude de Besançon se peuplait à grande vitesse. Les usines, notamment horlogères, s'allongeaient de la gare Viotte à Palente et nombreux étaient les fidèles catholiques. En 1968, commande est passée au couple d'architectes Olivier et Varenka Marc. Ils dessinent une chapelle en forme de tente, comme ont pu l'être les lieux de prières des premiers chrétiens. Les fidèles et riverains sont mis à contribution par souscription. Pour quelques francs, on peut alors financer un sac de ciment ou sa place au chaud dans la chapelle !

Mais aujourd'hui, la chapelle Saint-Jean-Bosco (du nom de ce prêtre italien du XIXème siècle, patron de la jeunesse) n'abrite plus que très rarement les messes. Les derniers cours de cathéchisme ont été donnés dans les dépendances en mars 2020. Or l'entretien du batiment coûte cher au diocèse. Des vols de cuivre et des tentatives de squatte ont achevé de convaincre les responsables qu'il fallait vendre. L'argent servira à entretenir d'autres lieux de culte du quartier, notamment le presbytère de Saint-Claude en pleine rénovation. 

Un bien immobilier "atypique"

L'agence immobilière Vauban s'occupe de la vente. Sur l'annonce, il est précisé que la chapelle "pourra s'adapter à vos projets privés ou professionnels." En effet, avec 309 m2 dans le batiment principal, rectangle parfait, des dépendances de 100 m2 et 20 ares de terrain, les utilisations sont multiples. Le directeur de l'agence, Pierre Garrigues, qui ne cache pas son affection pour les lieux, dit avoir déjà reçu pas mal de visites. L'un voudrait y faire un studio d'enregistrement, l'autre une agence de communication, un artisan, son atelier et son habitation. On peut imaginer de découper la chapelle en plusieurs appartements en créant diverses ouvertures. 

Certes, il y aura des travaux d'isolation importants. Car on ne construisait avec le béton des années 1960 dans le respect des normes d'aujourd'hui...Une dernière possibilité demeure : celle de tout raser pour reconstruire un ensemble immobilier neuf. Le diocèse se garde en tout cas un droit de regard sur les projets futurs. 

Une chapelle à vendre

 

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