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VIDEO. “Eborgnés, mutilés, levez-vous !” : à Besançon, une manifestation avec de faux blessés dit stop à l'usage des LBD

Une marée de blessés à Besançon pour dire non à l'usage des lanceurs de balle de défense / © France 3 Franche-Comté : Stéphanie Bourgeot
Une marée de blessés à Besançon pour dire non à l'usage des lanceurs de balle de défense / © France 3 Franche-Comté : Stéphanie Bourgeot

Ce samedi 9 mars, à l'appel du neurochirurgien Laurent Thines des centaines de manifestants se sont grimés en blessés à Besançon (Doubs).  Pour dire non à l'usage de la violence par les nombreux tirs de lanceurs de balles de défense dans les manifestations de gilets jaunes. 

Par Sophie Courageot avec Stéphanie Bourgeot

Des dizaines de blessés, grimés, de bandages maculées de tâches de sang. La mise en scène voulait heurter. Au son d'une musique, ces blessés symbolisant les blessés à coup de lanceurs de balles de défense se sont couchés vers 14h30 sur la Place de la Révolution à Besançon.
 
Besançon : une manifestation pour dénoncer l'utilisation des LBD
Reportage Stéphanie Bourgeot et Florence Petit avec Alain Hoffmann victime d'un tir de LBD Pr Laurent Thines chef du service de neurochirurgie CHRU Jean Minjoz


Sur place, dans sa blouse blanche de médecin le professeur Laurent Thines. Ce neurochirurgien a lancé une pétition pour demander un moratoire sur l'utilisation des armes de type LBD. La pétition approche les 170.000 signatures. Laurent Thinès dénonce les blessures causées par les forces de l'ordre. "Les amputés, levez-vous, les trauma craniens, levez-vous, les éborgnés, les mutilés, levez-vous" a t-il lancé aux blessés couchés à terre. Il a cité les prénoms de plusieurs victimes dont le Jurassien Alain Hoffmann présent à Besançon et blessé le 1er décembre à Paris par un tir de LBD"Voilà citoyens français, ce que l'on fait de vous" a t-il ajouté. 

 


Devant une Marianne catastrophée par la scène, les blessés se sont relevés entonnant en coeur la Marseillaise. 
 
Non aux mutilations. / © France 3 Franche-Comté : Stéphanie Bourgeot
Non aux mutilations. / © France 3 Franche-Comté : Stéphanie Bourgeot
Une balle de lanceur de défense. / © France 3 Franche-Comté : Stéphanie Bourgeot
Une balle de lanceur de défense. / © France 3 Franche-Comté : Stéphanie Bourgeot
© France 3 Franche-Comté : Stéphanie Bourgeot
© France 3 Franche-Comté : Stéphanie Bourgeot
© France 3 Franche-Comté : Stéphanie Bourgeot
© France 3 Franche-Comté : Stéphanie Bourgeot

Plus de 13.000 tirs de lanceurs de balles de défense (LBD) ont été enregistrés depuis le début du mouvement des "gilets jaunes" . 83 enquêtes concernant des tirs de cette arme controversée sont en cours, a annoncé jeudi au Sénat Laurent Nuñez secrétaire d'Etat à l'Interieur.  Au total, 2.200 manifestants ont été blessés, et près de 1.500 côté forces de l'ordre selon le ministère. 

Cette semaine, la Haut-Commissaire aux droits de l'homme de l'ONU a réclamé une "enquête approfondie" sur les violences policières qui émaillent en France la crise des "gilets jaunes. Fin février, le Conseil de l'Europe avait appelé à "suspendre l'usage du LBD dans le cadre des opérations de maintien de l'ordre" en France afin de "mieux respecter les droits de l'Homme". 

"On ne peut pas continuer comme celà à ternir l'image de France qui est maintenant mise au banc des naions parmi des pays comme le Vénézuala ou le Soudan qu'on critique être des dictatures" a rappelé Laurent Thines qui réfute faire de la politique. "En tant que soignant c'est notre devoir d'être là et d'informer sur la dangerosité de ces armes" explique le médecin. 
 
Laurent Thines : le neurochirurgien dit stop aux armes sublétales type LBD
Ecoutez le Professeur Laurent Thines au micro de Stéphanie Bourgeot et Florence Petit.


Dans le département de Moselle ce samedi 9 mars, le maire de la commune de Phalsbourg, Dany Kocher, a pris un arrêté municipal interdisant l'usage des lanceurs de balles de défense (LBD) sur le territoire de sa commune.

A Besançon, la manifestation de ce 9 mars réunit des citoyens, le collectif des blues blanches (les personnels soignants du CHU de Besançon en colère), et des gilets jaunes. Le cortège a pris vers 15h la direction des rues de la ville. Il regroupe selon nos journalistes sur place près de 500 personnes. 
 
500 personnes au moins réunies pour dire non aux armes sublétales en France. / © France 3 Franche-Comté : Stéphanie Bourgeot
500 personnes au moins réunies pour dire non aux armes sublétales en France. / © France 3 Franche-Comté : Stéphanie Bourgeot
© France 3 Franche-Comté : Stéphanie Bourgeot
© France 3 Franche-Comté : Stéphanie Bourgeot

 

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