Émeutes à Besançon Planoise : des majeurs sans antécédents judiciaires interpellés après le pillage du supermarché Euromarket

De nouvelles interpellations ont eu lieu à Besançon après la nuit de violences urbaines qui s'est produite dans le quartier Planoise fin juin, après la mort de Nahel, tué par un policier en région parisienne. Des adultes ont été interrogés par la police. Détails.

"Les faits ont été d’une telle gravité qu’il n’était pas question qu’ils restent impunis", a précisé Etienne Manteaux, procureur de la République de Besançon, au sujet des nouvelles interpellations qui ont eu lieu en marge des émeutes survenues dans le quartier Planoise à Besançon, dans la nuit du 29 au 30 juin dernier. À Besançon, une agence bancaire avait été entièrement détruite par un incendie, un bureau de tabac ainsi que la supérette située quartier Île de France avaient été pillés. 

Des violences urbaines avaient éclaté dans toute la France après la mort de Nahel, un mineur tué au volant d'une voiture par un policier, mardi 27 juin. À Besançon, aucune interpellation n’avait pu avoir lieu la nuit où le quartier Planoise s’est enflammé. “Il n’y a pas eu d’interpellations, car les policiers n’étaient pas en nombre. Pour interpeller, il faut un rapport de force”, avait reconnu le Procureur le 6 juillet 2023. Depuis, cinq mineurs ont été interpellés dont un placé en détention provisoire. 

"Certains font état d’un profond remord"

Récemment, ce sont des adultes qui ont été convoqués par la justice. Ces derniers ont participé au pillage du magasin Euromarket, selon le procureur de Besançon qui précise que l'enquête "continue à avancer". Ils ont volé des denrées après que la grille du magasin a été forcée par d'autres personnes.

"Nous avons interpellé des personnes majeures, qui une fois les exactions commises, tout particulièrement au sein de la supérette Euromarket, sont venus se servir", a précisé Etienne Manteaux. Ces individus étaient tous dépourvus de casier judiciaire. Ils auraient agi par "effet d’aubaine", selon les termes du procureur de la République.

Parmi les majeurs entendus, une personne est âgée de 71 ans. "Il explique qu’il a pris du chocolat, du saucisson... que c’était la fin de mois. Il dit avoir complètement perdu la boule, rapporte Etienne Manteaux. Certains font état d’un profond remord". Le parquet a requis des amendes importantes pour ces individus dans le cadre d'ordonnances pénales.