Gaz lacrymogène, jets de projectiles, policier blessé : le rodéo urbain tourne mal, il finit en prison

Vendredi 10 mai, un rodéo urbain a dégénéré à Besançon. Alors que la police interpellait un jeune motard, plusieurs personnes ont fait pression sur les forces de l'ordre pour libérer le mis en cause. Insultes, jets de projectiles... Les policiers ont fait usage de gaz lacrymo alors qu'un agent a été blessé à la jambe. Le mis en cause sera écroué jusqu'au 10 juillet 2024.

Il était 21h, vendredi 10 mai 2024, lorsqu'un équipage de la brigade spécialisée de terrain (BST) a aperçu, avenue du Parc, à Besançon (Doubs), un jeune homme en plein rodéo urbain. Les forces de l'ordre ont décidé d'interpeller le motard, qui a alors pris la fuite sur son véhicule.

Après une rapide course-poursuite, le jeune homme, âgé de 19 ans, "est alors tombé de son véhicule" explique la police, interrogée par France 3 Franche-Comté. "Il a continué à fuir à pied jusqu'à la place Cassin, dans le quartier de Planoise". Rattrapé, le motard, défavorablement connu des services de police pour des faits de violences, stupéfiants et rodéos urbains, a tenté de résister à son interpellation en se débattant vigoureusement.

Insultes et jets de projectiles

"Il a alors commencé à haranguer les personnes présentes sur la place, pour leur demander de réagir à son arrestation et de l'aider" continue la police. Un discours qui a su convaincre, puisque plusieurs badauds ont commencé à invectiver les quatre agents sur place. Après quelques minutes, la situation s'est tendue un peu plus quand des projectiles ont été lancés sur les forces de l'ordre.

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"Un agent a été blessé au tibia par un jet de bouteille de verre" indique-t-on du côté policier. "Et la voiture de notre équipage a été dégradée par un pavé". Devant l'agitation, les forces de l'ordre ont ensuite fait usage de gaz lacrymogène pour pouvoir arrêter et emmener le motard. Maîtrisé après plusieurs minutes de tension, il a été emmené directement au commissariat. La blessure du policier, sans gravité, n'a pas nécessité de jours d'ITT.

Le mis en cause a été déféré dans la journée devant un magistrat. Le 12 mai, en fin d'après-midi, les autorités nous apprenaient qu'il serait écroué jusqu'au 10 juillet prochain. Son véhicule, lui, a été saisi par les autorités qui après vérification ont découvert que la moto avait été volée et que le conducteur roulait sans permis.