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Humbert-Droz : trois générations dans l'air du temps

Julien, Frédéric et Jean Humbert-Droz sont horlogers de père en fils à Besançon depuis plus de 60 ans. Depuis l'an dernier, ces réparateurs courtisés par les plus grands joaillers commercialisent leurs propres montres. 
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Humbert-Droz : trois générations dans l'air du temps

A leur poignet, les secondes s'égrènent. Un tic-tac à peine audible, une mécanique parfaite, la marque des grands horlogers. Chez les Humbert-Droz, voilà plus de soixante ans qu'on apprivoise le temps qui passe. 

Ce n'est pas un hasard si les ateliers Réparalux, spécialisés dans la réparation et le service après-vente des plus grands joaillers, ne produisent leurs propres montres que depuis l'an dernier. Pas de précipitation.

Réparalux a vu le jour à Besançon en 1956, à l'époque où la rue Mégevand débordait d'horlogers. Aux manettes : un certain Marcel Humbert-Droz. Marcel, l'arrière-grand-père admiré, l'ancien bras droit de Fred Lip, celui dont la photo en noir et blanc veille encore sur l'atelier et sa quinzaine de salariés.



Dans sa continuité, son fils Jean, 82 ans. Sans doute le plus vieil horloger de France encore en activité. A la retraite, oui, mais on ne lâche pas comme ça soixante ans de carrière. Quand l'envie lui prend, il retrouve son poste, la main toujours aussi précise, le regard toujours aussi clair. 


A quelques mètres du patriarche : le petit-fils Julien, 25 ans. Les montres Humbert-Droz, c'est lui. L'avenir de l'entreprise également. Qu'on se rassure : il est entre de bonnes mains. Diplômé à Morteau, Julien fut l'un des plus jeunes apprentis de France, avant de prendre la tête de l'atelier. 



Entre les deux, le gérant, Frédéric. Fils de l'un, père de l'autre. Sans doute pas le plus horloger, mais le plus volubile. On n'est pas commercial pour rien. L'image de marque, c'est lui. Sa fierté ? Voir que l'entreprise familiale perdure depuis soixante ans. Et constater le succès des montres Humbert-Droz, tirées en série limitée, vendues sur Internet uniquement. Une nouvelle direction, et une belle réussite pour cette dynastie de l'horloge comme seul Besançon sait les produire.



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