Appel à témoins pour trouver les victimes d'un pédophile à Besançon : une huitième victime s'est manifestée après la publication de la gendarmerie dans la presse

La gendarmerie de Besançon Tarragnoz cherche à savoir s'il existe d'autres victimes d'un homme de plus de 70 ans, soupçonné d'avoir commis des viols et des agressions sexuelles sur des jeunes filles mineures. Une jeune femme s'est rendue à la gendarmerie ce vendredi.

Un appel à témoins et à victimes a été lancé dans le cadre d’une enquête diligentée par la brigade de gendarmerie de Besançon-Tarragnoz. Les enquêteurs reproche au mis en cause, connus des services, de multiples agressions sexuelles et viols sur des mineurs essentiellement âgés entre 5 et 12 ans de sexe féminin. 

L'homme de 74 ans a été mis en examen le 4 août 2021 pour viol et une série d'agressions sexuelles. Au total, 6 jeunes filles avaient déposé plainte dans un premier temps dont une adolescente petite fille du suspect. 

L'enquête avait débuté au printemps 2021, après le malaise d'une élève au collège de Saône près de Besançon. Elle révèle alors à l'infirmière scolaire avoir subi des caresses plusieurs fois au domicile de sa nounou, et une pénétration digitale. La fillette avait 9 ans. Lors de sa garde à vue, l'homme a nié farouchement les faits, il a été placé sous contrôle judiciaire. 

Sa femme était assistante maternelle, elle est décédée. Le couple vivait au quartier « Montrapon » à Besançon (25) avant de déménager en 1978 sur la commune de Saône (25).

Des faits récemment recensés

Début août 2021, l'individu a été placé en détention provisoire. Selon la gendarmerie, de nouvelles victimes se sont faites connaître et ont déposé plainte ces derniers jours.

Une femme âgée de 56 ans a révélé elle aussi avoir subi une agression sexuelle et un viol en 1973, alors que l'homme en question était domicilié à Besançon à côté de chez ses grands-parents.

"Cet élément laisse à penser qu'il y a beaucoup d'autres victimes, d'où cet appel à témoin lancé par la gendarmerie. J'ai malheureusement peine à croire qu'il ne se soit rien passé entre 1973 et 2020" a indiqué le procureur de Besançon. Ces faits sont prescrits mais c'est néanmoins utile que les victimes de faits, mêmes anciens, se manifestent car cela permet de prendre la mesure des agissements de cet homme.

Au total, huit victimes sont désormais connues de la justice puisqu'une dernière s'est rendue au commissariat ce vendredi matin suite à l'appel à témoins diffusé par la presse.

Les victimes doivent se faire connaître

Les enquêteurs invitent toujours les personnes susceptibles de reconnaître cet homme et se reconnaissant elles-mêmes comme victimes ou ayant pu être en contact avec le mis en cause à contacter le 03.81.81.32.23. 

"Ou si une personne victime de cet individu s’est confiée à vous et n’ose pas en parler aux autorités, merci de bien vouloir contacter la gendarmerie de Besançon-Tarragnoz" conclut la gendarmerie.

Numéro et horaires : 03.81.81.32.23 du lundi au samedi de 08h à 12h et de 14h à 19h et les dimanches et jours fériés de 09h à 12h et de 15h à 19h ou à l’adresse mail suivante : cob.besancon.tarragnoz@gendarmerie.interieur.gouv.fr

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